Les problèmes de mobilité responsables de pertes d’emplois à Bruxelles

L'emploi stagne à Bruxelles en raison des problèmes de mobilité. Entre juin 2015 et juin 2016, il n'y a eu que 743 postes créés dans la capitale. En Flandre et en Wallonie, avec 33.000 et 16.000 nouveaux emplois, la croissance est bien plus conséquente. Alors que le nombre d'emplois a augmenté de 1,5% au niveau national, la croissance n'était que de 0,1% à Bruxelles. C’est ce que révèlent les calculs de chercheurs de l’Université catholique de Louvain (KU Leuven) rapportés ce jeudi dans le quotidien De Tijd.

Le problème n'est pas tant la création d'emplois à Bruxelles puisque 35.000 postes se sont ajoutés en un an. Cette augmentation est toutefois presque entièrement compensée par le fait que davantage d'emplois sont supprimés qu'ailleurs dans le pays ou que les entreprises et institutions délocalisent vers la Flandre ou la Wallonie.

Les employeurs avec plusieurs succursales dans notre pays ont supprimé 8.000 postes en un an à Bruxelles, pour seulement 5.500 remplacements. Avec ces mouvements de réorganisation interne, Bruxelles a perdu 2.500 emplois.

Entre 2014 et 2015, un nombre similaire de jobs a disparu pour cette raison de délocalisation en Belgique. Les employeurs soulignent que les problèmes de mobilité - et notamment les pertes de temps et d’argent dues aux embouteillages - sont une cause de pertes d'emploi.