Le nombre de tués sur les routes a baissé de près de 20% au 1er trimestre

Le nombre de tués sur les routes a diminué de près de 20% au cours du premier trimestre 2018 par rapport à la même période l'année dernière. Les accidents sont également en baisse: -5% par rapport à l'année dernière.



Au cours des trois premiers mois de l'année, le nombre de tués sur place a reculé de 19%, à 84 contre 104, par rapport à la même période en 2017. "Il s'agit d'un niveau historiquement bas", relève l’institut pour la sécurité routière Vias. Le nombre de blessés est aussi en repli de 5%, à 10.414 contre 10.980 au cours du premier trimestre de 2017.

A l'échelon national, "tous les indicateurs sont à un niveau plancher jamais atteint depuis la création du baromètre", se réjouit l'institut en charge de la sécurité routière.

Dans les Régions, le nombre de tués a baissé dans les mêmes proportions en Flandre et en Wallonie, avec -18%. Au total, il y a eu 36 tués sur place en Wallonie et 46 en Flandre. A Bruxelles, deux personnes sont décédées sur les routes au cours du 1er trimestre 2018 (contre 4 en 2017). La plus forte baisse a été constatée dans la province de Liège (de 15 à 9).

L'évolution est comparable en ce qui concerne les accidents: leur nombre est en baisse de 2% en Wallonie (de 2.464 à 2.405) et de 5% en Flandre (de 5.298 à 5.028). A Bruxelles, cette baisse est un peu plus prononcée, avec -10% (de 1.130 à 1.028).

Globalement, les accidents diminuent pour toutes les catégories d'usagers, particulièrement ceux impliquant des motards (-18%) et des camions (-11%), souligne Vias. Seuls les accidents avec une camionnette ont fait davantage de tués qu'au cours du premier trimestre 2017 (9 tués contre 6).

Autre fait notable: le nombre d'accidents corporels impliquant un jeune automobiliste (18-24 ans) a fortement diminué (-15%) et atteint un record à la baisse au 1er trimestre 2018.

Le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) se réjouit de ces chiffres positifs "dans la lignée de l'évolution déjà observée en 2017 par rapport à 2016", mais se montre prudent: "il faudra attendre les résultats des prochains mois avant de tirer des conclusions probantes", conclut-il.