Nicolas Maeterlinck

La Flandre fait appel aux imams pour déradicaliser en prison

La Flandre a décidé de faire appel à des imams pour amener à de meilleurs sentiments les prisonniers radicalisés pouvant bénéficier d'une libération conditionnelle, rapporte le magasine Knack sur son site web.

Après la tuerie à caractère terroriste menée par Benjamin Herman à Liège la semaine dernière, le sujet de la déradicalisation en prison a repris en importance.
En 2015, le ministre fédéral de la Justice Koen Geens (CD&V) avait opté pour une double solution face à ce défi: l'isolement de détenus prosélytes et prédicateurs de haine, et le monitoring des détenus susceptibles de se radicaliser.

Sur les conseils de deux conseillers flamands en déradicalisation, le ministre flamand du Bien-être Jo Vandeurzen (CD&V) vient de décider de lancer un projet spécifique destiné aux détenus en liberté conditionnelle.

Doté d'un montant de 174.000 euros par an, ce projet sera coordonné par deux imams connus en Flandre, à savoir Saïd Aberkan, conseiller principal sur les questions d'islam auprès des prisons flamandes, et Khalid Benhaddou, président de la plateforme des imams flamands (PVI).