La ministre française de la Défense à la VRT : "Le F-35 serait un choix terrible"

Si la Belgique venait à opter les F-35 américains pour remplacer ses actuels F-16, "ce serait un choix terrible". C’est ce qu’a indiqué la ministre française de la Défense, Florence Parly, dans un entretien exclusif accordé au journaliste de VRT NWS, Jens Franssen. D’après la ministre, venue défendre les avions de combat français, les Rafales sont "les uniques engins européens du futur". 

"La France respectera la décision du gouvernement belge quoi qu’il arrive", a souligné Florence Parly. "Les choix qui sont proposés sont de trois ordres : américain, britannique, et européen. Le choix américain est un choix coûteux, qui intervient à un moment particulier, où les Etats-Unis ont lancé une guerre commerciale contre l’Europe. S’agissant d’un pays fondateur de l’Union européenne, ce serait un choix terrible, parce que nous soutenons l’Europe de la Défense", a-t-elle déclaré.

Il nous semble que c’est le moment de faire le choix de l’Europe, et le Rafale, c’est le choix de l’Europe

Florence Parly, ministre française de la Défense

"L’avion britannique n’a pas encore démontré ses performances. Nous pensons que celles-ci sont plutôt médiocres", poursuit la ministre française. "Et ce choix se passerait sur un fond de Brexit. A l’heure où l’Europe de la Défense commence enfin à émerger, et où nous poussons pour que l’Europe prenne de plus en plus en charge sa sécurité, il nous semble que c’est le moment de faire le choix de l’Europe, et le Rafale, c’est le choix de l’Europe", a-t-elle encore fait savoir.

D’après Florence Parly, le Rafale français est dès lors l’unique option sérieuse pour notre pays. Ce choix permettrait par ailleurs à la Belgique d’embarquer dans l’aventure du développement des nouveaux avions de combat européens de la sixième génération.

L’armée belge pourrait, selon la ministre français, également profiter des porte-avions français dans le cadre des opérations internationales. "Le choix du Rafale ouvre la porte à une opération large et profonde avec la France, mais aussi avec les partenaires de la France, et dans la dimension maritime, la possibilité de travailler avec les Américains".