Des filets pour retenir les plastiques qui polluent l’Escaut?

Dès l’an prochain, des filets seront installés en divers endroits dans le bassin de l’Escaut pour retenir les déchets de plastique qui polluent le fleuve qui passe notamment par Anvers. Il s’agit d’un projet-pilote du gestionnaire flamand des voies fluviales (Vlaamse Waterweg), qui veut étudier avec les entreprises privées la meilleure façon de débarrasser les cours d’eau de cette pollution.

Le problème de la pollution par le plastique n’affecte pas seulement les océans et les mers, mais aussi les fleuves et rivières, qui acheminent ces déchets vers les océans. Et la Belgique ne fait pas exception, constate le gestionnaire flamand des voies fluviales, Vlaamse Waterweg.

"Lors du comptage annuel des poissons, réalisé par l’Institut de la Nature et la Forêt (INBO) sur l’Escaut, de nombreuses particules de plastique sont toujours pêchées en même temps. Elles sont actuellement analysées par l’Université d’Anvers. Les premières mesures indiquent que le problème est très grave. En fait, 90% de la pollution par le plastique se trouve sous la surface de l’eau, comme un iceberg", expliquait l’ingénieur Frederik Van Overloop, à VRT NWS.

Entreprises et associations peuvent introduire des propositions

Vlaamse Waterweg veut installer les filets à huit endroits différents sur l’Escaut d'ici au printemps 2019. Ils serviront, pendant un an, de projet pilote, après quoi les autorités flamandes décideront de leur sort.

"Nous lancerons un appel à projets fin juin à toutes les entreprises et ASBL intéressées", commente le responsable de l’initiative, Frederik Van Overloop. "Nous verrons quelles installations nous paraissent les plus réalistes à tester. Les entreprises et asbl sélectionnées auront alors six mois pour construire leur installation. Les investissements seront à charge des gestionnaires. Si les résultats sont concluants, les filets leur serviront de vitrine mondiale", ajoute-t-il.

Que se passera-t-il à la fin de la période de test ? "Nous effectuerons une évaluation, pour voir ce qui a marché et à quel endroit, et ce qui n’a pas eu autant d’effet positif. A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas encore dire si nous placerons ces filets à d’autres endroits que dans le bassin de l’Escaut "