A Anvers, les familles reçoivent de moins en moins d'aides sociales complémentaires

Le nombre d'Anversois dont la famille reçoit des aides sociales complémentaires du CPAS a chuté de 45% entre 2012 et 2017, ont calculé les socialistes de la ville flamande sur la base des chiffres officiels. Pourtant, les besoins n'ont pas diminué, dénoncent-ils. Le président du CPAS, Fons Duchateau (N-VA), confirme les chiffres mais assume vouloir mener une politique "plus ciblée".

Si la loi détermine qui a droit à un revenu d'intégration, en matière d'aides sociales complémentaires, les CPAS disposent d'une marge de manoeuvre beaucoup plus vaste. Ces aides peuvent prendre la forme d'un soutien financier ponctuel, par exemple pour payer une garantie locative, ou plus récurrent, comme le remboursement de frais médicaux d'un enfant qui souffre d'une longue maladie. Tant les bénéficiaires d'un revenu d'intégration que d'autres personnes en difficulté peuvent solliciter une telle intervention.

De 2012 à 2017, le nombre de membres d'une famille qui a reçu une aide sociale complémentaire est passé de 33.080 à 18.228. "L'affirmation du président du CPAS selon laquelle il fait tout ce qu'il peut pour réduire la pauvreté à Anvers ne tient pas", estime le président du SP.A anversois, Tom Meeuws. "On économise délibérément sur les plus faibles et renforce ainsi l'appauvrissement de la ville."

Le nationaliste flamand Fons Duchateau confirme les chiffres mais a précisé à la télévision locale anversoise ATV que le CPAS travaillait de manière plus ciblée. "Avant, tout le monde recevait le même soutien. Maintenant, nous intervenons davantage sur mesure", défend-il. "Nous examinons précisément qui a besoin de quoi pour sortir d'une situation difficile."