Des jeunes victimes de tentatives de phishing en région gantoise

La police fédérale met en garde contre des malfaiteurs qui entrent en contact avec des jeunes gens afin que ceux-ci mettent leur compte en banque à disposition. Les jeunes victimes semblent souvent accepter l'offre, mais ne reçoivent pas l'argent promis. Elles risquent par ailleurs des ennuis judiciaires et bancaires.

La police fédérale de Flandre orientale a ouvert une enquête à la fin de l'année 2017 à l'encontre d'une bande active dans les tentatives de hameçonnage (phishing en anglais). Les malfaiteurs envoient à leurs victimes un mail dans lequel ils se font passer pour une banque et leur demande via un lien électronique de fournir leur numéro de compte en banque, ainsi que leur code secret.

Si la victime accède à leur demande, de l'argent est prélevé de leur compte et versé sur un autre. La police a conclu après enquête que les comptes sur lequel l'argent est versé appartiennent à des jeunes qui ont été appâtés par des recruteurs. Les personnes qui mettent ainsi leur compte en banque à disposition pour de telles opérations sont appelées des "money mules" dans le jargon.

Les recruteurs promettent par ailleurs à leurs jeunes victimes de gagner beaucoup d'argent et de nombreuses personnes semblent s'être laissées tenter, en dépit de ces fausses promesses. La plupart des victimes sont originaires de Flandre et surtout de la région gantoise.

L'enquête a également permis de déterminer que les arnaqueurs provenaient aussi de la région de Gand et qu'il s'agissait souvent de jeunes ayant déjà eu affaire à la justice. Dans le cadre de cette enquête, la police avait procédé à des perquisitions en Belgique et aux Pays-Bas, et a interpellé des suspects. L'enquête étant encore en cours, la police ne fournira pas d'autres précisions.