La banque ING Belgique citée dans les Panama Papers

En 2017, une succursale d'ING Belgique basée à Genève, en Suisse, hébergeait toujours des comptes logés dans des sociétés offshore. C’est ce qu’indiquent ce samedi les journaux De Tijd et Le Soir, ainsi que le magazine Knack, sur base des Panama Papers. Les clients qui se cachent derrière ces constructions sont des oligarques russes actifs dans les secteurs du gaz et du pétrole. Les Panama Papers désignent la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés offshore, ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés.

Auditionné en mai 2016 dans le cadre de la commission spéciale sur la première livraison des Panama Papers, l'ancien patron d'ING Belgique Rik Vandenberghe avait affirmé que la banque ne souhaitait pas collaborer avec des constructions offshore visant à éluder l'impôt, et qu'elle n'avait pas de contacts avec des structures dans des paradis fiscaux.

Il ressort aujourd'hui qu'ING Belgique apparaît à 965 reprises dans la nouvelle fuite de Panama Papers. Au moins 25 sociétés offshore sont connectées à la succursale "ING Belgium, Geneva branch" qu'ING Belgique assume juridiquement. Certaines sociétés offshore ont été liquidées ou abandonnées, mais d'autres structures exotiques sont toujours actives.

Dans la majorité des cas, les clients derrière celles-ci sont des Russes fortunés et actifs dans le gaz et le pétrole, un secteur considéré par le régulateur bancaire néerlandais comme présentant des risques élevés de corruption ou de blanchiment.

ING Belgique : "Les règles ont été respectées"

La banque a entretemps réagi à l’information publiée par les journaux belges. Dans un communiqué elle souligne qu’elle respecte "les lois, règles et normes éthiques en vigueur "

"Au cours des années écoulées, les organes de contrôle, la société et le secteur financier - et donc également ING - ont accordé une attention croissante aux risques non-financiers, dont des affaires ayant des motifs douteux ou socialement indésirables".

D’autre part, la banque belge refuse de communiquer des informations sur ses relations avec des clients individuels.