Dans la fièvre du Mondial davantage de Belges parient en ligne

Quelque 123.000 Belges ont parié en ligne à l'occasion du premier match des Diables rouges de la Coupe du monde, ce qui constitue un record. C'est plus du double du nombre habituel de joueurs, rapportent les quotidiens De Tijd et L'Echo ce mercredi. Tous les jours, près de 110.000 Belges misent en ligne, depuis le début du Mondial.

Pas moins de 800.000 Belges sont enregistrés en ligne en tant que parieur. Fin mai, ils étaient en moyenne entre 40.000 et 50.000 à effectuer une mise quotidiennement. La Coupe du monde a fait exploser ce chiffre: quelque 110.000 Belges parient désormais tous les jours.

Le nombre d'inscriptions a également explosé: environ 8.000 nouveaux comptes sont ouverts tous les jours actuellement. "Le nombre de paris devrait encore augmenter au fur et à mesure de l'avancée des Diables Rouges dans la Coupe du monde", estime Peter Naessens, directeur de la Commission des jeux de hasard.

Plus de la moitié des joueurs qui parient quotidiennement ont entre 18 et 30 ans.

A l’approche de la Coupe du monde de football, de nombreuses publicités pour les paris sportifs en ligne avaient fait leur apparition. Ce qui a engendré beaucoup de critiques. Le cabinet du ministre de la Justice Koen Geens prépare, avec le ministre de l’Intérieur Jan Jambon, une nouvelle règlementation à cet effet. La législation devrait entrer en vigueur à la fin de l’année, pour interdire les publicités pour les paris pendant des compétitions sportives.

Les contrôles d’identité devraient également mieux protéger les parieurs. Quant à l’association qui combat les problèmes d’alcoolisme et d’addiction aux stupéfiants, elle rappelle les dangers des paris en ligne. « De gros budgets sont consacrés aux paris et à leur promotion », indique Marijs Geirnaert. « La prévention en est totalement anéantie. Quand on considère les chiffres des nouveaux parieurs, on a l’impression que le petit David doit se battre contre Goliath ».

Quant à l’Association belge des opérateurs privés de jeux du hasard (BAGO), elle souligne le fait que nombre de consommateurs belges quittent des sites illégaux de pari pour se mettre à jouer dans un environnement légal, sûr et contrôlé.

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