Accord sur la migration : "Les grandes lignes sont positives. Mais pour le reste, on n'y est pas encore"

"Des avancées ont été enregistrées dans les grandes lignes", a estimé vendredi matin le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), sur les ondes de Radio 1 (VRT). "Les grandes lignes sont positives. Mais pour le reste, on n'y est pas encore", a-t-il ajouté en soulignant que la priorité, désormais, est de conclure des accords avec les pays africains.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les 28 Etats membres de l'Union européenne se sont mis d'accord sur la création de centres d'accueil "contrôlés" sur le sol européen, permettant de séparer les migrants économiques à expulser et les demandeurs d'asile, qui, eux, pourraient être répartis dans l'UE.

Les grandes lignes de cet accord sont "positives", a répété Theo Francken selon qui le concept de "plateformes de débarquement hors Union" constitue notamment une bonne chose. "Pour ce faire, nous devons conclure des accords avec les pays africains. C'est notre première tâche", a-t-il indiqué.

Quant aux centres d'accueil, le secrétaire d'Etat attend de voir comment ils seront organisés. "Mais c'est positif qu'il n'y ait plus de flux incontrôlé vers l'Europe", a-t-il poursuivi en saluant également la mise en place d'un mécanisme de solidarité entre pays européens.

Le secrétaire d'Etat est par ailleurs revenu sur le rôle des ONG en Méditerranée. "Certaines d'entre elles agissent comme des cowboys et se croient tout permis, ce que j'ai déjà dénoncé en étant fortement critiqué. Aujourd'hui, il apparaît que j'avais raison", a-t-il souligné.

"Qui aurait cru, en 2016, qu'on allait conclure un accord avec la Turquie", a-t-il enfin déclaré alors que des questions se posent sur la volonté des pays nord-africains d'accueillir les migrants expulsés. "Nous devons leur faire une meilleure offre. Je suis certain que des pays pourraient être intéressés et il existe certainement des possibilités de leur faire une offre", a conclu M. Francken.