Onzième jour de mouvement de grève dans les prisons du pays

A la mi-journée vendredi, 45,68% des agents étaient présents dans les prisons du nord du pays, contre 48,20% en Wallonie, selon les données de l'administration pénitentiaire.

Depuis mercredi, la grève est organisée en alternance: mercredi pour les prisons wallonnes, jeudi les prisons flamandes et vendredi pour les bruxelloises. Cependant, les syndicats couvrent leurs affiliés désireux de participer aux actions où qu'elles aient lieu. Le fonctionnement de la majorité des prisons restait donc perturbé vendredi.

A la prison de Saint-Gilles, tous les agents se croisaient les bras en journée vendredi. Au total, 137 policiers ont été déployés en renfort pour les services de nuit, du matin et en journée, précise l'administration pénitentiaire. Huit membres de la protection civile étaient aussi présents. Du côté des prisons de Forest pour hommes et pour femmes, respectivement 35% et la moitié des gardiens étaient en poste.

Au sud du pays, l'impact se fait principalement sentir à Mons, Ittre et Leuze-en-Hainaut, où seul environ un tiers des agents pénitentiaires travaille. Les établissements de Paifve, Marneffe, Andenne, Saint-Hubert et Tournai comptaient la moitié ou un peu moins du personnel présent. Entre 60 et 95% des agents pénitentiaires avaient pris leur service normalement dans les autres prisons.

Bruges (20% de personnel présent), Ypres (20%), Malines (22,22%), Gand (un tiers) et Louvain Central (32,14%) sont les prisons les plus touchées au nord du pays vendredi. Environ la moitié des agents étaient en poste à Bevere, Hasselt, Hoogstraten, Audenarde, Wortel, Merksplas et Termonde. Dans les autres établissements pénitentiaires flamands, entre 60% et la totalité du personnel étaient de service.

Le mouvement de grogne sera interrompu durant le week-end, avant de nouvelles négociations lundi entre les syndicats et le ministre de la Justice, lors desquelles le service minimum devrait être abordé.