Les Colonies de Bienfaisance de Flandre pas encore au Patrimoine mondial

Les Colonies de Bienfaisance, sept anciennes colonies de mendiants en Flandre et aux Pays-Bas, n'ont pas été reconnues ce samedi au Patrimoine mondial de l'Unesco. C’est ce qu’a indiqué l'organisation lors de la convention internationale à Manama (Bahrein), précisant cependant que les Colonies peuvent représenter leur candidature l’an prochain. La reconnaissance semble par contre moins proche pour les sites commémoratifs et cimetières de la Première Guerre mondiale dans le Westhoek.

Parmi les sept Colonies de Bienfaisance, deux se trouvent en Belgique, plus précisément à Merkplas et Wortel (photo principale) en Campine anversoise. Il s’agit de colonies agricoles où des pauvres, vagabonds et orphelins du XIXe siècle vivaient et travaillaient.

Après l'indépendance de la Belgique en 1830, les colonies de Merksplas et Wortel (province d’Anvers) ont été utilisées pour accueillir des vagabonds. Des personnes y ont vécu jusqu'en 1993, date de l'abolition du délit de vagabondage.

La Flandre et les Pays-Bas avaient envoyé une candidature commune pour la reconnaissance des sept Colonies au Patrimoine mondial de l’Unesco. Mais la convention internationale n’a pas voulu considérer les sept entités comme un tout, faisant la différence entre les institutions fermées (comme des prisons) et les maisons ouvertes, accueillant des pauvres.

Les défenseurs de cette candidature estiment cependant qu’il s’agit d’un seul concept : accueillir des pauvres et les faire travailler à leur avenir. Le ministre-président Geert Bourgeois estime aussi que les colonies de Wortel (photo ci-dessus) et Merksplas (photo ci-dessous) font preuve d’une intégration entre la nature et la culture.

Le comité de l’Unesco n’a pas reconnu les Colonies, mais leur a conféré le statut de référence, qui permet à la Flandre et aux Pays-Bas de représenter leur candidature l’an prochain.

Photos James van Leuven

Les sites de la Première Guerre mondiale pas encore inscrits

La reconnaissance des "sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale" par l'Unesco au Patrimoine mondial n'est pas encore pour tout de suite. Ce samedi à Manamah, au Bahrein, la question a été reportée.

Le traitement du dossier belgo-français - comprenant des monuments et sites funéraires en Wallonie, en Flandre et en France - a en effet été reporté . Pour ce genre de dossiers en lien avec un conflit il manque un cadre, explique Piet Geleyns de l'Agence pour le Patrimoine. Certains commissaires craignent en effet les connotations avec des conflits plus récents.

Icomos, l'organisation indépendante qui examine les nominations, estime qu'il faudra un à deux ans pour définir un cadre. "Le comité a décidé à l'examen de notre dossier qu'il faudrait des études supplémentaires", a indiqué pour sa part le ministre-président flamand Geert Bourgeois.