Jasper Jacobs

Peumans : "Francken n’est pas l’homme qu’il faut pour diriger la N-VA"

Une bonne année avant son retrait de la politique nationale, le président du Parlement flamand Jan Peumans (photo) a accordé une interview au quotidien limbourgeois Het Belang van Limburg, dans laquelle il exprime son inquiétude face à l’évolution de son parti, la N-VA. "Pour ma part, Theo Francken n’est pas l’homme idéal pour diriger la N-VA", estime Peumans.

"Je constate que les anciens membres de la Volksunie sont de plus en plus agacés par l'emploi des mots. Je l'entends aussi dans mon propre entourage. Selon moi, c'est une des causes du déclin de notre parti dans les sondages politiques. Les gens disent: cette manière de parler n'est pas la nôtre. Et ce n'est pas la mienne non plus. En politique, on crie beaucoup, mais ce sont encore toujours des êtres humains dont on parle", confie Jan Peumans.

Dans l’interview accordée au Belang van Limburg, le président du Parlement flamand affirme d’autre part ne pas être en faveur du choix de Zuhal Demir comme tête de liste de la N-VA à Genk, dans le Limbourg.

"Si vous vous présentez dans une section locale avec laquelle vous n’avez pas de lien historique, je trouve que vous devez vous comporter de façon humble. Si vous venez d’Anvers et que vous voulez imposer de nouvelles règles, vous rencontrerez automatiquement de la résistance "

Ce n’est pas la première fois que Jan Peumans se montre en désaccord avec la ligne suivie par le parti nationaliste flamand. Il y a quelques semaines, l’homme politique de 67 ans s’était déjà exprimé à l’encontre du langage dur utilisé par le président de la N-VA, Bart De Wever, à propos de la responsabilité des parents de la petite fille kurde Mawda, abattue accidentellement par un agent de police lors d’une course-poursuite d’une camionnette sur l’autoroute.