Le couple interpellé à Stockel projetait un attentat terroriste en France

Le couple belge d'origine iranienne interpellé samedi à Woluwe-Saint-Pierre a été placé sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction anversois. L'homme de 38 ans et la femme de 33 ans sont inculpés de tentative d'assassinat terroriste et de préparation d'une infraction terroriste, a indiqué lundi le parquet fédéral. L'enquête du parquet fédéral a été ouverte "sur la base d'informations importantes de la Sûreté de l'État", précise-t-il.

Amir S., né le 26 avril 1980, et son épouse Nasimeh N., née le 20 septembre 1984, sont suspectés d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte, au nord-ouest de Paris. Ils visaient une conférence organisée par le parti d'opposition des Moudjahidines du Peuple Iranien (MEK) où 25.000 personnes étaient présentes.

Le couple a été intercepté samedi à bord de son véhicule Mercedes par les unités spéciales, à Woluwe-Saint-Pierre. Lors de la fouille de ce véhicule, environ 500 grammes de TATP et un mécanisme de mise à feu ont été découverts dans une petite trousse de toilette. Le service de déminage de l'armée (SEDEE) a fait sauter cet explosif de manière contrôlée.

Samedi, cinq perquisitions ont été menées par la police judiciaire d'Anvers, à Wilrijk, Boom, Uccle, Mons et Leuze-en-Hainaut. Les résultats ne peuvent être communiqués pour l'instant.

Un complice présumé, Merhad A., né le 31 juillet 1963, a été privé de liberté en France. Deux autres personnes en France ont été remises en liberté après audition. Un contact du couple, Assadollah A., né le 22 décembre 1971, a également été interpellé en Allemagne. Il s'agit d'un diplomate iranien auprès de l'ambassade autrichienne à Vienne.

A ce stade de l'enquête, il n'y a eu à aucun moment une menace directe contre la Belgique, souligne le parquet fédéral. Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a précisé via Twitter que le niveau de la menace déterminé par l'Ocam n'avait dès lors pas évolué.