Anvers sort d’années de mise sous curatelle pour sa dette "historique"

La ville d'Anvers va sortir de la mise sous curatelle qui lui avait été imposée en 1995 par le gouvernement flamand en raison de l'ampleur de sa dette. Elle doit ce changement de situation à une amélioration de sa situation financière, ont annoncé lundi l'administration communale et la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA).

Les dettes de la métropole anversoise devraient tomber à la fin de l'année à moins de 400 millions d'euros, après avoir culminé à 1,6 milliard en 2003 puis de se réduire à 522 millions d'euros à la fin de 2017.

En 1995, le gouvernement flamand avait placé la ville sous curatelle, ce qui signifiait notamment qu'elle devait soumettre préalablement son projet de budget à une commission d'accompagnement. "La ville dépensait trop, non en investissements, mais en personnel", a commenté lundi le bourgmestre et président de la N-VA, Bart De Wever.

"Dans les années 1990, des milliers de gens de plus qu'actuellement travaillaient ici, pour moins d'habitants. Il s'agissait en outre d'emplois statutaires, et donc à charge de la ville pour une longue durée et même après leur départ à la retraite", a ajouté De Wever lors d'une conférence de presse. Il a souligné que l'inversion de la tendance avait débuté sous son prédécesseur, Patrick Janssens (SP.A), et que lui-même l'avait poursuivie.

"Nous avons fait en sorte de réduire le personnel de 1.400 personnes sans licenciement", ajoutait-il. Le taux d'endettement d'Anvers est actuellement de 1.000 euros par habitant et tombera à 750 euros à la fin de l'année, en dessous de la moyenne en Flandre - qui est de 990 euros.

Tant l'administration que la ministre des Affaires intérieures Liesbeth Homans (photo) ont souligné que la réduction de la dette ne signifiait pas qu'Anvers soit riche. La ville devra contracter de nouveaux emprunts pour financer des investissements et quelque 400 millions d'euros devront être trouvés lors de la prochaine législature pour financer les pensions et la contribution de responsabilisation.