Kris Peeters soutient le plan d'emploi flamand

Le ministre fédéral de l'Emploi, Kris Peeters (CD&V), est d'accord avec les propositions du gouvernement flamand, indique le quotidien De Morgen. Il s'agit de petites mesures destinées à augmenter l’efficacité de la politique flamande, comme la suppression de l'impôt fédéral sur les primes à la formation flamande pour les chômeurs et les allocataires sociales. 

C'est l'une des douze propositions que la Flandre a soumises au Premier ministre Charles Michel (MR). Elle travaille avec les régions pour parvenir à un accord sur le marché du travail. Objectif : pourvoir les nombreux postes vacants et ainsi faire entrer davantage de personnes sur le marché du travail.

La Flandre propose également que toute personne qui se forme pour occuper une profession en pénurie, telle qu'infirmière, puisse bénéficier d'un crédit-temps d'une durée de quatre ans maximum. Ici aussi, le gouvernement fédéral doit donner son aval.

Kris Peeters admet que cela coûtera de l'argent. "On fait avec, car l'objectif est de réduire le nombre de chômeurs, ce qui profite également aux caisses de l’État fédéral."

Diminution du chômage dans le temps

Le vice-Premier ministre voient néanmoins les propositions de ses partenaires de la coalition fédérale N-VA et Open VLD d’un plus mauvais œil. Ils veulent notamment réduire plus rapidement les prestations de chômage dans le temps. Selon Kris Peeters, ce n’est pas de cette manière que l'on va faire en sorte que les chômeurs retrouvent le chemin vers le marché du travail.

"La discussion dure depuis des années, mais pour l'instant, nous voulons nous attaquer à la pénurie sur le marché du travail. Le VDAB [NDLR: le Forem flamand] a une tâche importante pour enseigner les compétences des personnes. Si vous limitez les allocations de chômage dans le temps, les gens se retrouveront avec un revenu d’intégration et vous ne serez plus en mesure de leur enseigner des compétences. Par conséquent, dans le contexte de l'activation, cette mesure n’apporte pas grand-chose. De plus, elle ne figure pas dans l'accord de coalition fédérale."

Le ralentissement du marché du travail sera également abordé dans les discussions budgétaires qui débuteront cette semaine. Lundi prochain, il y aura un comité de concertation avec les régions.