La ville de Gand autorise le port du burkini dans les piscines communales

La ville de Gand ira en appel contre la décision de justice. Le conseil communal estime néanmoins que tout le monde doit pouvoir nager y compris si l'on porte un vêtement couvrant, la sécurité et l'hygiène seront les seules conditions requises pour évaluer ce qui est permis et ce qui ne l'est pas.

Dans son jugement, le tribunal de première instance de Gand a estimé que les piscines communales Ter Wallen (Merelbeke) et Van Eyck ne pouvaient interdire aux baigneuses le port du burkini. "Interdire cette pièce de bain couvrante pour des raisons d'hygiène ou de sécurité n'est pas justifié", estime le tribunal.

La Ville de Gand ira en appel contre ce jugement parce qu’elle n’est pas d’accord avec la motivation du juge. Le Collège communal estime que le verdict est trop restrictif, car il fait référence à la religion et aux convictions philosophiques comme seule exception.

"Il y a aussi une demande de la part de transgenres de pouvoir porter des vêtements de bain couvrant ou de femmes qui viennent de subir une opération chirurgicale", a déclaré Resul Tapmaz, l’échevin gantois de l’Egalité des Chances.

"Ces personnes doivent aussi avoir le droit de faire cela alors que le jugement ne fait référence qu’à la religion ou aux convictions philosophiques. La Ville de Gand veut permettre à un maximum de personne de pouvoir nager et de faire du sport".

A partir du 1er septembre, tous les règlements dans les piscines communales seront adaptés. Le Collège des bourgmestre et échevins de la ville de Gand autorise à tous le port de vêtement de bain couvert dans toutes les piscines à la seule condition qu’il soit suffisamment moulant" indique le collège communal dans un communiqué.

"Désormais, la sécurité et l'hygiène seront les seules conditions requises pour évaluer ce qui est permis et ce qui ne l'est pas dans les piscines communales".