Nicolas Maeterlinck

Le nombre d'accidents graves impliquant un conducteur fantôme augmente

Seize accidents avec tués ou blessés impliquant un conducteur fantôme ont été recensés sur les autoroutes belges en 2017, soit cinq de plus que l'année précédente, rapporte mardi l'Institut Vias. 

Le phénomène concerne particulièrement les personnes âgées et des individus sous influence de l'alcool. Les conducteurs à l'origine de ces accidents, qui surviennent majoritairement la nuit, décèdent en moyenne dans un cas sur cinq.

Le total atteint en 2017 est le plus élevé depuis 2009. Ces accidents, généralement graves, représentent seulement 0,35% de la totalité des accidents corporels sur autoroute, mais sont la cause de 3,5% des décès.

Environ la moitié des accidents corporels impliquant un conducteur fantôme ont lieu la nuit (44%), relève encore l'Institut Vias. 

L’alcool joue un rôle important

Au total, 18% des conducteurs impliqués dans un accident de ce type ont plus de 65 ans, alors que les seniors ne sont représentés que dans 4% de l'ensemble des accidents sur autoroute.

Dans 36% des cas, le conducteur fantôme était sous l'influence de l'alcool au moment de l'accident.

Outre la conduite sous influence, le phénomène peut aussi s'expliquer par une erreur de distraction ou par un motif suicidaire, ajoute Vias.

L'Institut recommande aux automobilistes qui seraient confrontés à un véhicule à contresens de bien serrer à droite et de faire des appels de phares. Dans le cas où un conducteur se retrouve lui-même en sens inverse, il convient de ralentir et d'allumer ses feux de détresse, de rejoindre la bande d'arrêt d'urgence si possible, de s'arrêter et de prévenir la police.

Au cours des dix dernières années, 123 accidents impliquant un conducteur fantôme ont fait 41 tués et 224 blessés.