Les magasins de seconde main ont le vent en poupe en Flandre

Jamais auparavant, les magasins de seconde main n’ont accueilli autant de clients en Flandre. L’année dernière, ces "kringwinkels" ont effectué 6 millions de transactions pour un montant total de 54 millions d’euros.

Les Flamands trouvent plus facilement le chemin vers les magasins de seconde main et les chiffres sont parlants. En 2017, les 137 boutiques de ce type ont collecté en tout 78.500 tonnes d’affaires utilisées, une augmentation de 7,7 % par rapport à l’année précédente.

Les gérants de magasins de seconde main se réjouissent du chiffre d’affaires en hausse. En 2017, il représentait 54.400.000 euros, soit 6 % de plus qu’en 2016. Cela représente en moyenne 9 euros par transaction.

C’est tendance

"Plus nous sommes proches des gens, plus vite ils trouvent le chemin vers un magasin de seconde main", indique la porte-parole Liesbeth De Schamphelaere. Elle constate également un changement de mentalité auprès de la population : "Les gens n’ont plus honte d’acheter des articles de seconde main. En plus, ils apportent plus facilement leurs affaires pour leur donner une deuxième vie."

Le public qui se rend dans les "kringwinkels" a aussi évolué au cours du temps. Avant, c’étaient surtout des personnes qui ne pouvaient pas se permettre d’acheter des articles neufs. "Nous remarquons maintenant qu’il y a des personnes qui viennent parce qu’elles trouvent ça tendance et amusant de fouiner", explique Liesbeth De Schamphelaere.

Les clients viennent surtout dans les magasins de seconde main pour y chercher des vêtements. L’équipement ménager (couverts, verres, services…) et les meubles sont également populaires.

Créateur d’emplois à caractère social

En faisant leurs achats dans un magasin de seconde main, les clients soutiennent aussi une bonne cause, selon la porte-parole : "Ce sont avant tout les plus de 5.500 employés qui bénéficient des revenus. Bon nombre d’entre eux sont des personnes qui ont des difficultés à trouver un travail ailleurs et qui étaient chômeurs de longue durée. Grâce aux "kringwinkels", ils reçoivent une formation dans le magasin, dans les entrepôts et à la caisse. Ils acquièrent ainsi de l’expérience professionnelle pour de nouveau trouver un emploi dans le marché du travail régulier."

Elle lance également un appel aux responsables politiques pour augmenter le nombre d’emplois sociaux subventionnés par la Région flamande. Selon elle, de plus en plus de clients visitent ces magasins, mais le nombre d’employés n’a pas augmenté en parallèle.

Liesbeth De Schamphelaere estime que 500 offres d’emploi supplémentaires pourraient être créées. De cette manière, les magasins de seconde main pourraient concrétiser leur objectif à l’horizon 2022 : faire en sorte que chaque Flamand achète 7 kilos d’articles réutilisés. La porte-parole conclut : "L’année dernière, nous en étions à 5kilos, cette année à 5,34 kilos. Nous sommes en bonne voie, mais il y a encore du chemin à parcourir."