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Le "stop au béton", ce sera pour 2040, en Flandre

Le gouvernement flamand a décidé, lors de sa dernière réunion avant les vacances, d'interdire toute forme d'urbanisation d'espaces ouverts en Flandre d'ici 2040. Les propriétaires de terrains à bâtir situés dans certaines zones de réserve résidentielle ou dans des zones inondables seront dédommagés à 100%.

Initialement, il était question de les indemniser à 80%. Selon la ministre flamande de l'Environnement, Joke Schauvliege (CD&V), la facture pour les pouvoirs publics régionaux sera située entre 2 et 9 milliards d'euros.

Actuellement confrontée à une urbanisation galopante, la Flandre voit disparaître chaque jour six hectares d'espaces ouverts. Le gouvernement flamand veut réduire cette proportion à trois hectares par jour d'ici 2025.

La Flandre veut se débarrasser de l’amiante

Le gouvernement flamand a élaboré un plan d'action pour débarrasser la Flandre de la présence d'amiante à risque dans les constructions, d'ici 2040.
D'ici 2022, il sera obligatoire de faire procéder à un inventaire de la présence d'amiante lors de la vente d'un immeuble. D'ici 2032, tous les bâtiments d'avant 2001, en vente ou non, devront en disposer.
Le plan vise l'assainissement accéléré des applications les plus dangereuses de l'amiante, entre autres dans les toitures et les façades d'ici 2034. Tous les produits à base d'amiante se trouvant en mauvais état devront avoir été démantelés d'ici 2040.
Selon la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V), un système de primes sera élaboré pour les opérations les plus coûteuses.

Les bus privés pourront assurer un transport inter-villes

Les sociétés de bus privées pourront à l'avenir proposer de transporter des voyageurs entre des villes de Flandre. Ainsi en a décidé le gouvernement flamand, lors de sa dernière réunion-marathon de 20 heures, avant les vacances, qui s'est achevée samedi vers 6 heures du matin.
Jusqu'à présent, cette possibilité était interdite aux entreprises privées. Selon le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA), la société Flixbus pouvait rouler avec des passagers, de Gand à Alost, pour autant que ce trajet fasse partie d'un déplacement jusqu'à l'étranger. Cette condition ne sera plus nécessaire.
Ben Weyts n'y voit pas de concurrence avec la société publique flamande De Lijn qui n'assure pas ce type de desserte actuellement. "Ce sera peut-être une sorte de concurrence pour la SNCB, à moins que cela ne complète son offre", a-t-il commenté samedi.