AP2012

Comment la grève chez Ryanair est devenue inévitable

C’est fait : le personnel de Ryanair a mis à genou la figure de proue des compagnies à bas coût. Les 25 et 26 juillet, presque aucun avion de l’entreprise irlandaise ne décollera ou n’atterrira en Belgique. Ce qui semblait impensable il y a quelques années a donc fini par se produire. La direction de la plus grande compagnie low cost d’Europe a perdu la main (du moins pour l’instant) et doit se plier aux exigences de l’équipage de cabine et de conduite — au risque de voir son organisation se fissurer.

Il n’empêche que l’histoire de Ryanair a été marquée par des succès à répétition. Depuis la libéralisation de l’aviation européenne, en 1997, la petite compagnie irlandaise est devenue la référence par excellence du low cost à l’européenne.

Ces vingt dernières années, elle a connu une croissance fulgurante sur le plan financier, alors que d’autres sociétés européennes se sont cassé les dents, incapables de rivaliser. À travers sa culture low fares made simple, "les vols à bas prix en toute simplicité", c’est Ryanair qui, toute seule, a créé la situation actuelle, où tout un chacun a les moyens de se payer un billet. En résumé, prendre l’avion pour trois fois rien.

Quel service ?

Il est possible de trouver des tickets à partir de 9,99 euros. Mais le service offert en échange est devenu légendaire : tout s’achète à coups de suppléments et lorsque le vol est annulé en raison de problèmes techniques ou autres, les passagers se retrouvent généralement bien seuls.

C’est cette culture, couplée aux innombrables subventions accordées par différentes régions, toutes désireuses d’imposer leur petit aéroport, qui a permis l’essor inégalé de la compagnie irlandaise.

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