Affaire Mawda : le chauffeur de la camionnette interpellé au Royaume-Uni

Un homme soupçonné d’être le chauffeur de la camionnette à bord de laquelle Mawda, une jeune kurde de 2 ans, avait perdu la vie, a été interpellé au Royaume-Uni. L’information a été révélée par Het Laatste Nieuws et a été confirmée à la rédaction de la VRT.

La petite Mawda était décédée le 17 mai après une course-poursuite entre la camionnette remplie de migrants et la police. Elle avait été touchée par une balle d'un policier.

A l'issue de l'altercation, le chauffeur s'était mélangé aux autres occupants de la camionnette. Aucun d’entre eux n’avait voulu dénoncer le chauffeur. Les enquêteurs n’avaient donc pas pu l’arrêter et les 28 personnes avaient toutes été relâchées.

"L'homme pourrait être tenu pour responsable du décès de la petite Mawda"

Dans un communiqué, le procureur du Roi de Mons, Christian Henry, a confirmé lundi l'interpellation d'un suspect dans le cadre du dossier relatif au décès de la petite Mawda, jeune Kurde de deux ans décédée le 17 mai dernier dans une course-poursuite entre une camionnette de migrants et la police sur l'autoroute E42.

"Suite aux expertises ADN ordonnées sur les prélèvements effectués dans l'habitacle de la camionnette, il est apparu que l'identité d'une personne était révélée", a indiqué le procureur du Roi de Mons. "Madame le juge d'instruction a, sur base de cette expertise scientifique, lancé un mandat d'arrêt européen. Les autorités britanniques ont, ce 25 juillet 2018, interpellé et arrêté cette personne qui sera remise aux autorités judiciaires belges conformément au mandat d'arrêt européen."

A la VRT, le procureur général de Mons, Ignacio de la Serna, ajoute que s'il apparaît que l'homme est bien le chauffeur de la camionnette, il serait tenu pour responsable du décès. "La police n'aurait pas tiré si le chauffeur s'était arrêté, s'il avait suivi les ordres des agents et n'avait pas conduit si dangereusement", a-t-il déclaré à la chaîne flamande.

Tant le parquet de Mons que celui de Liège demandent l'extradition de l'homme. On ne sait pas quand l'individu sera remis à la Belgique.