115 personnes ayant le statut de réfugiés ont voyagé dans leur pays d’origine

De plus en plus de réfugiés se sont fait prendre alors qu’ils voulaient se rendre dans leur pays d’origine. L’information est révélée par le quotidien Het Laatste Nieuws et a été confirmée par le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations Theo Francken (N-VA).

"Au cours des 6 derniers mois de cette année 115 personnes ont été prises sur le fait et cela constitue un problème. Car les réfugiés qui retournent volontairement dans leur pays d’origine indiquent qu'ils ne se sentent plus en danger dans le pays qu’ils ont fui" ajoute Theo Francken.

Cette année, 115 dossiers de fraude ont été ouverts. Il s’agit principalement de personnes originaires d’Afghanistan et de Syrie qui disposent d’un permis de séjour en Belgique. Les personnes qui sollicitent l’asile dans notre pays obtiennent dans un premier temps un permis de séjour. Mais cela les empêche de retourner dans leur pays d'origine au risque de perdre leur statut de demandeur d’asile.

"Nous offrons une protection internationale aux personnes qui ne peuvent pas retourner dans leur pays ", explique le secrétaire d'Etat. "Il y a beaucoup d'avantages à cela. Mais cela signifie aussi qu’ils sont assortis de conditions. L'une de ces conditions est qu’ils ne peuvent pas retourner dans leur pays. Ceux qui y retournent volontairement pour des vacances indiquent qu'il n'y a plus de crainte de persécution. Sinon, ils n’y retourneraient pas".

D’après Theo Francken cette forte augmentation est due non seulement aux contrôles plus stricts sur d’éventuelles fraudes en matière d’asile mais aussi à une meilleure coopération avec les autres Etats membres de l'Union européenne. "Lorsque des réfugiés passent par les aéroports des pays voisins, espérant ainsi rester hors des radars belges ces informations sont désormais transmises plus rapidement aux services compétents de notre pays".