Des tonnes de légumes abandonnées dans une zone protégée à Brecht

Plusieurs tonnes de tomates, poivrons et courgettes en bon état ont été jetées ces derniers jours dans une zone naturelle protégée de Brecht (photo), en province anversoise. Les légumes proviennent de la criée d'Hoogstraten, qui a conclu pour ce faire un accord avec le propriétaire du terrain de landes. Au grand dam du bourgmestre de la localité, Luc Aerts (CD&V).

Le temps chaud des dernières semaines a engendré une surproduction de certains légumes chez de nombreux producteurs, entrainant une chute des prix. D’après le quotidien Gazet van Antwerpen, la criée de Hoogstraten a décidé de se défaire des surplus de légumes en les jetant, plutôt que de les envoyer dans une installation de biométhanisation, ce qui aurait coûté plus cher.

A la VRT, la criée a également expliqué que "les surplus sont normalement distribués aux banques alimentaires. Mais cette année, ils sont tout simplement trop importants "

Réactions indignées

Sur la page Facebook de Radio 2 (VRT), de nombreuses personnes se disent choquées par cette façon de procéder de la criée. Elles évoquent la possibilité de distribuer les légumes excédents à des personnes qui éprouvent des difficultés à nouer les deux bouts. Ou elles s’indignent de la façon "dont l’économie occidentale agit avec les surplus alimentaires. C’est à vomir".

Le bourgmestre de Brecht constate, dans une réaction, que la criée dispose des autorisations pour utiliser les légumes comme engrais. Mais il est prévu dans ce cas que les légumes soient directement intégrés au sol, "ce qui n'a clairement pas été fait", regrette Luc Aerts.

"Si les légumes restent longtemps sur le sol, ils commencent à pourrir, à produire de mauvaises odeurs et à attirer la vermine", s’indigne le bourgmestre. De plus, la présence des légumes pourris peut inciter certaines personnes à faire des dépôts clandestins. Le maïeur a fait dresser un procès-verbal, mais aurait entretemps reçu l'assurance de la criée que les légumes seront rapidement éliminés.