Inquiétude internationale à propos de la bonne frite belge

Si l’on en croit un article paru ce vendredi dans le quotidien britannique The Guardian, notre plat national serait en danger. La vague de chaleur a en effet affecté et réduit la récolte de pommes de terre. Les frites sont actuellement plus courtes et plus chères, ont indiqué au quotidien l’organisation professionnelle Belgapom et l’organisation des friteries Navefri.

La vague de chaleur et la sécheresse ont réduit d’un tiers la récolte précoce de pommes de terre en Belgique par rapport à une année normale. Et sans des chutes de pluie suffisantes au cours des prochaines semaines, les grandes récoltes de septembre et octobre seront encore plus maigres.

La chaleur a aussi réduit la taille des tubercules et la peau des patates est trop dure pour être travaillée par les machines à éplucher qu’utilisent les fabriques de frites.

Quant au prix des "bintjes", il est monté en flèche. Et il devrait encore augmenter si la situation ne s’améliore pas, faisant ainsi du cornet de frites démocratique un repas bien plus onéreux dans les friteries.

"Ce sujet est au cœur de notre métier", a d’autre part indiqué Bernard Lefèvre, président de l’Unafri-Navefri, au site d’information Politico. "Les prix ont déjà augmenté (…) mais nous ne perdons pas espoir. C’est la première fois que les Belges prient pour avoir de la pluie… Les frites sont essentielles. C’est vital. Cela fait partie de notre culture. C’est davantage encore qu’un produit, c’est un symbole pour la Belgique".

La Belgique a d’ailleurs demandé une aide d’urgence au fonds de l’Union européenne pour les sécheresses. C’est avant tout la Flandre qui a été touchée du point de la vue de la qualité et la quantité des pommes de terre, indique The Guardian.

Romain Cools, secrétaire général de Belgapom - l’organisation professionnelle belge des négociants en pommes de terre -, indiquait au quotidien britannique : "C’est un désastre pour les champs que les agriculteurs n’ont pas pu irriguer. Nous enregistrons des pertes de l’ordre de 30%. Cette année, le marché est bien différent de l’an dernier. En 2017, une tonne de pommes de terre se vendait à 25 euros, parce que la récolte était très importante. Actuellement, une tonne se vend entre 250 et 300 euros".