La Flandre dresse une "liste blanche" pour lutter contre les "fausses universités"

La ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits, a annoncé le lancement d'un site internet regroupant une "liste blanche" de toutes les institutions reconnues et des formations qu'elles dispensent, dans le cadre de la lutte contre les "fausses universités", ces établissements qui abusent parfois de l'appellation d'université ou de Haute école alors qu'elles ne délivrent aucun diplôme officiellement reconnu.

"Il est, de cette manière, clair de voir quelles écoles supérieures et universités offrent une formation reconnue et quelles ne le font pas", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Selon un inventaire réalisé il y a près de deux ans par les Affaires économiques, la Belgique compte aujourd'hui au moins 81 établissements de ce type, dont 52 établis à Bruxelles et 11 en Wallonie, qui se jouent de la liberté constitutionnelle d'enseigner.

Au nord du pays, Hilde Crévits (CD&V) a chargé son administration de développer un site internet (www.hogeronderwijsregister.be) qui a été totalement renouvelé et qui présente les institutions installées en Flandre et les accréditations dont elles disposent.

Du côté francophone, le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé le 27 juin à l'unanimité une proposition de décret visant à lutter contre les "fausses universités". Si certaines de ces écoles organisent des cours tout à fait valables, notamment pour former des pilotes d'avion ou dans le domaine numérique ou technologique, d'autres ne dispensent en revanche - et souvent contre des droits d'inscription fort élevés - que des formations peu pertinentes, non reconnues et donc difficilement valorisables sur le marché de l'emploi.

Pour lutter contre ce phénomène, le décret entend imposer à tous ces établissements d'annoncer clairement sur tous leurs supports de communication ainsi que leurs formulaires d'inscription que les diplômes qu'ils délivrent n'ont pas de valeur légale. En cas de non-respect, ils pourront se voir infliger une amende administrative de 500 à 5.000 euros. Les étudiants grugés pourront réclamer le remboursement de leurs frais d'inscription.