Des dizaines de criminels arrêtés grâce au screening de passagers

Depuis le 1er avril dernier, les compagnies aériennes doivent communiquer les données des passagers au ministère de l'Intérieur. Depuis lors, 834 personnes signalées dans les bases de données de la police ont pu être identifiées, si l’on en croit les chiffres du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), relayées ce vendredi par les quotidiens De Tijd et L'Echo. La police aéroportuaire est intervenue dans 10% des cas.

La cellule de screening, baptisée Passenger Information Unit (PIU), est un service spécial de la police fédérale logée dans le centre de crise du ministère de l'Intérieur. L'équipe est composée d'une trentaine de personnes de la police, de la Sûreté de l'Etat, du service de renseignement militaire (SGRS) et des douanes. Depuis avril dernier, elles ont déjà identifier près de 5 millions de passagers.

Elles cartographient le comportement en voyage de membres potentiels de réseaux criminels et d'organisations terroristes. Quelque 834 personnes signalées dans la banque de données de la police pour des faits criminels (lourds) - comme la criminalité liée aux stupéfiants, le grand banditisme, le terrorisme ou les rapts parentaux - ont pu être identifiés grâce aux données transférées par les compagnies aériennes.

Quelque 10% des 834 personnes identifiées ont mené à une intervention de la police aéroportuaire. Dans les autres cas, les informations de la banque de donnée ont été remises à jour et pourraient mener à des interventions ultérieures.

Grâce à la PUI, 18 rapts d'enfants ont pu être évités et huit barons de la drogue ont été arrêtés.