Yves Leterme critiqué pour sa gestion "autoritaire" d'Idea

Un rapport du bureau de consultance KPMG détaille la façon dont l'ancien Premier ministre belge, Yves Leterme, dirige l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (Idea), rapporte De Standaard mercredi. L'audit dresse le portrait d'une organisation internationale basée en Suède qui ne fonctionnait déjà pas très bien avant l'arrivée d'Yves Leterme à sa tête.

Des coupes avaient dû être consenties en 2016, car plusieurs pays donateurs avaient à nouveau refusé de financer davantage l'institut, selon le rapport consulté par le site d'information suédois, Omvärlden.

Yves Leterme est secrétaire général d'Idea depuis 2014, et est loué pour ses décisions avisées, mais de "graves lacunes" sont exprimées sur la manière dont elles ont été menées. On parle d'une direction "autoritaire" et d'un manque de pouvoir de décision collectif. Le rapport évoque aussi des cas de discrimination, de traitement préférentiel, de harcèlement, ainsi que des accès de colère. "Les personnes qui expriment des critiques craignent des répercussions", indique encore le rapport.

Cet audit a été commandé par les États membres d'Idea qui souhaitaient que KPMG examine le fonctionnement de l'organisation, et notamment d'éventuels problèmes de gouvernance après un litige fiscal. Le rapport laisse à l'ancien Premier ministre le bénéfice du doute à ce sujet.

M. Leterme n'a pas souhaité formuler de commentaire sur le contenu du rapport. "Chaque audit contient des éléments à améliorer et nous sommes ouverts à la critique constructive", a-t-il toutefois souligné dans le Standaard. "Le fait que des gens dont le contrat n’a pas été prolongé aient été questionnés explique sans doute grandement le résultat de l’audit", a ajouté Yves Leterme, qui indique par ailleurs "ne pas se sentir menacé dans sa position".