Des chercheurs gantois développent un test de dépistage révolutionnaire

Un nouveau test de dépistage de drogues, développé par des chercheurs de l’Université de Gand, permet de déceler l'ingestion de drogues de façon extrêmement précise à partir non pas de la composition chimique mais de l'effet des substances illicites. Le test est également capable de repérer les nouvelles drogues de synthèse, indétectables actuellement parce que leur composition chimique n'est pas encore connue.

Les essais effectués en laboratoire ont démontré que ce nouveau test pouvait détecter la présence de drogues de manière fiable dans tous les échantillons sanguins, avec un taux de sensibilité de 98%, "ce qui est très élevé pour un test de dépistage", commente le professeur et toxicologue Christophe Stove, de l'Université de Gand (UGent).

Le procédé du test avait été présenté en mai par les chercheurs de l'UGent, en collaboration avec l'Institut National de Criminalistique et de Criminologie. Depuis lors, ils ont analysé une batterie d'échantillons sanguins en provenance d'un hôpital de Londres.

"Nous avons pu déceler tous les échantillons positifs et avons obtenu très peu de faux positifs", ajoute le Pr Stove. Cette semaine, plus de 700 scientifiques spécialisés en toxicologie assistent à un congrès international à Gand. Ce mardi, le Pr Stove et son équipe y ont exposé les résultats auxquels ils sont parvenus.

"Ce test, qui repose sur un concept tout à fait neuf en toxicologie médico-légale, rencontre beaucoup de succès auprès de nos collègues à l'étranger. Son développement a conduit à des collaborations à travers le monde entier", précise encore le Pr Stove. Basé actuellement sur des analyses d'urine et de sang, le test est surtout utile dans le cadre d'affaires judiciaires et pour la recherche médicale.