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Un meeting aérien de la Défense sponsorisé par l'industrie aéronautique

Des députés du CD&V et de l’Open VLD - deux partis de la majorité gouvernementale - estiment que le sponsoring du meeting aérien de la composante Air de la Défense par les trois candidats restants au remplacement des avions de chasse F-16 est un choix malheureux. Quant à la Défense, elle ne voit pas où est le problème.

Les Belgian Air Force Days auront lieu les 8 et 9 septembre prochains sur sa base de Kleine-Brogel (Limbourg). Sur les affiches de l'événement, on retrouve le nom des trois sponsors principaux: Eurofighter, l'Américain Lockheed Martin et le Français Dassault, constructeur du Rafale, soit les trois candidats restants au remplacement des avions de chasse F-16.

"Dans un dossier aussi sensible et compte tenu des nombreuses discussions au sein du gouvernement, y compris sur la tenue de ce sommet, l'armée pourrait quand même se passer du financement de ces entreprises", déclare le spécialiste de la défense à l'Open VLD, Tim Vandenput. "En tant que conseiller communal, vous n'allez pas non plus demander à tous les constructeurs de routes de sponsoriser le bal annuel", dit Hendrik Bogaert (CD&V).

La Défense ne voit pas où est le problème dans cette collaboration et affirme que toute une série de compagnies ont été sollicitées pour l'organisation du meeting aérien.

Le F-35 pour la première fois en Belgique mais il ne volera pas

Le chasseur furtif F-35 du groupe américain Lockheed Martin fera pour la première fois une apparition en Belgique lors du meeting aérien de Kleine-Brogel, aux côtés des deux autres candidats à la succession des F-16.

Il s'agira d'un F-35 - surnommé Lightning II - italien qui sera présenté en exposition mais qui ne participera pas à une démonstration en vol.

Les organisateurs du meeting ont par contre obtenu la participation, lors d'une démonstration en vol, d'un Eurofighter britannique et d'un Rafale français.

Le F-35 et l'Eurofighter, alias Typhoon, restent en lice dans le cadre de la compétition lancée en 2017 par le gouvernement pour acheter 34 nouveaux avions de combat pour un montant initial de 3,6 milliards d'euros.

Un troisième candidat potentiel est le Rafale de Dassault Aviation. Mais Paris n'a pas répondu à l'appel d'offres officiel, préférant proposer à la Belgique un "partenariat approfondi et structurant" fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d'un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l'Allemagne à l'horizon 2040 dans le contexte d'une relance de la défense européenne.