STG / Reporters

12% de décès en plus cet été à cause des fortes chaleurs

Malgré deux longs épisodes de fortes chaleurs, le nombre de décès supplémentaires attendus après cet été est moins important que prévu, a indiqué mardi l'ex-Institut scientifique de Santé publique Sciensano. Le nombre total de décès supplémentaires n'est toutefois pas encore connu.

Face aux pics d'ozone et aux températures élevées de ces mois d'été, les scientifiques prévoyaient une surmortalité importante pour la période estivale. Toutefois, le taux de décès additionnels durant la première vague de chaleur n'a dépassé que de 6,3% le nombre de morts attendues. La canicule avait duré 12 jours, du 28 juin au 9 juillet.

Quant à la seconde vague, entre le 20 juillet et le 9 août, Sciensano (ex-Institut scientifique de Santé publique) considère que la surmortalité a été "modérée" durant cette période, avec 12,7% de décès supplémentaires.

Ainsi, 3.408 décès ont été enregistrés durant le premier épisode de chaleur au lieu des 3.206 attendus, soit 202 de plus. La deuxième phase, longue de 21 jours, a emporté 6.193 personnes contre 5.491 prévus, soit 702 trépas additionnels. Les causes des décès n'ont cependant pas encore été précisées à l'institut, qui se veut donc prudent à l'heure de tirer des conclusions. "Des analyses plus approfondies prendront cours après l'été", précise-t-il.

Sciensano met néanmoins en garde contre la reprise d'une activité physique intense, alors que le temps s'est adouci, et renvoie aux conseils dispensés par l'Agence pour une vie de qualité (Aviq).

Les seniors sont particulièrement vulnérables durant les épisodes caniculaires car davantage sujets à l'irritation des voies respiratoires, aux problèmes cardiovasculaires et à la déshydratation. En outre, ils ressentent moins intensément la chaleur et la sensation de soif. Le mécanisme d'évaporation de la sueur, qui assure le refroidissement du corps, fonctionne également moins bien chez elles.