Le recteur de la KUL ne ferme pas complètement la porte à Van Langenhove

Le recteur de l'Université catholique de Louvain (KUL) Luc Sels (photo) affirme ce vendredi "comprendre parfaitement" la décision de son homologue de l'Université de Gand d'exclure définitivement Dries Van Langenhove, le fondateur de l'organisation de droite radicale Schild en Vrienden. L’université louvaniste pourrait cependant envisager d’offrir à l’étudiant en droit une seconde chance, a déclaré Luc Sels.

Dries Van Langenhove (photo ci-dessous) est étudiant en droit à l'UGent et représente les étudiants au conseil d'administration. Le recteur de l’institution gantoise, Rik Van de Walle, a annoncé jeudi avoir ouvert une procédure d'exclusion, à la suite du reportage "Pano" de la VRT dévoilant qu'une partie des membres de son organisation Schild & Vrienden diffusent des publications racistes, antisémites et sexistes sur des groupes de réseaux sociaux.

"Pour moi aussi, la limite a été franchie", admettait volontiers ce vendredi le recteur de la KUL Luc Sels, sur les ondes de Radio 1 (VRT). "Les propos haineux et le racisme ne peuvent être tolérés, même dans le cadre de la liberté d'expression". La KUL serait d'ailleurs probablement arrivée à la même conclusion que l'UGent, selon lui.

Faut-il pour autant exclure le jeune homme de toute institution universitaire ? "Je crois que chacun a droit à une seconde chance. J'espère qu'il va réfléchir. Il serait quoi de toute façon accueilli avec un mot ferme. Mais si nous, qui portons un projet d'esprit critique, excluions d'emblée toutes les opinions aberrantes, nous nous placerions en dehors de notre rôle sociétal", a expliqué Luc Sels.

Quoi qu’il en soit, la question n'est pas à l'ordre du jour actuellement, a ajouté le recteur de la KU Leuven.