Perquisition au domicile du fondateur de Schild en Vrienden

La justice gantoise a fait procéder, vendredi, à des perquisitions dans le dossier "Schild & Vrienden", notamment au domicile du fondateur de l'organisation de droite radicale, le jeune étudiant Dries Van Langenhove (photo). L’information a été confirmée par le parquet de Flandre orientale. Du matériel informatique a été emporté par les enquêteurs, a appris la rédaction de la VRT.

Ces perquisitions s’inscrivent dans le cadre de l'instruction ouverte à la suite du reportage de la VRT diffusé cette semaine dans son émission "Pano", et qui attribuait à des membres d'un groupe de "chat" lié au groupe Schild & Vrienden des propos et échanges à caractère raciste, antisémite et sexiste.

Les perquisitions ont été confirmées par la porte-parole du parquet An Schoonjans. Cette dernière a évoqué "un certain nombre de perquisitions", entre autres "chez le fondateur de Schild & Vrienden, Dries Van Langenhove". "Du matériel informatique a été emporté" lors de la perquisition chez ce dernier, a-t-elle précisé.

"Une enquête a été lancée pour déterminer si des infractions pénales ont été commises", a indiqué la porte-parole.

La coupole flamande des organisations juives demande aux gouvernements d'agir

Le reportage de la VRT inquiète profondément les juifs de Flandre, rapportait vendredi le Forum der Joodse Organisaties, la coupole flamande d'organisations juives. Les gouvernements flamand et fédéral doivent prendre des mesures contre cette organisation où le racisme et l'antisémitisme s'expriment "sans vergogne", implore la plateforme.

"Sans la moindre retenue, les membres de Schild & Vrienden montrent dans le reportage leur antisémitisme pur et éhonté et annoncent une lutte armée contre les étrangers (dans lesquels les juifs sont inclus)."

L'émission Pano, qui a infiltré le mouvement, révèle aussi que plusieurs membres ont rejoint le Conseil flamand de la Jeunesse ainsi que des partis politiques avec comme objectif d'y distiller leur idéologie, souligne le Forum der Joodse Organisaties, qui a découvert ce reportage avec "horreur et indignation".

Pour lui, les autorités ne peuvent pas laisser faire un mouvement qui incite sans équivoque à la violence raciste et antisémite ainsi qu'à la haine. Unia, le centre interfédéral pour l'égalité des chances, a comme le parquet de Gand entrepris des démarches juridiques.