Etudier et koter en Flandre coûte 12.640 euros par an

D’après une étude réalisée par le Centre de conseil et de recherche sur le budget (Cebud) de la haute école Thomas More, un étudiant qui habite dans un "kot" et ne reçoit pas de bourse voit ses frais directs et indirects d’études et de subsistance monter à 12.640 euros par an. Pour les jeunes qui font la navette entre le logement parental et leur école ou université, les coûts sont moins élevés. Ils avoisinent les 8.167 euros par an pour les non-boursiers.

Le logement explique la différence de coût: un étudiant débourse pour payer son kot en moyenne 4.152 euros supplémentaires par an. Le loyer mensuel moyen d'une chambre privée atteint 339 euros.

Se rendre à l'université ou la haute école avec sa propre voiture fait également augmenter les dépenses. Une voiture compacte d'occasion avec un moteur essence et parcourant 10.000 km par an coûte environ 3.230 euros. Les transports en commun sont plus abordables: le prix d'un abonnement de train pour une distance moyenne de 26 km s'élève à 192 euros tandis que prendre le bus représente 210 euros par an pour l'offre Buzzy Pazz chez De Lijn.

Les frais de la vie au quotidien, soit l'alimentation, les vêtements, les soins de santé, les sorties notamment, ne diffèrent pas que l'on soit en logement étudiant (au moins 6.621 euros) ou chez ses parents (6.302). L'écart réside dans l'alimentation car les étudiants en kot cuisinent leurs propres repas. Cela leur coûte au moins 5,75 euros par jour, contre 5 euros pour ceux qui vivent toujours chez leurs parents.

Le coût total des études en Flandre n'a que peu varié par rapport à l'an passé.

Flip Franssen

Un peu moins cher en Communauté française

Pour comparaison, en Fédération Wallonie-Bruxelles étudier coûte entre 8.000 et 10.000 euros par an, indiquait la Fédération des étudiants francophones (Fef) lors de la journée internationale des étudiants l'an dernier. Le logement et les moyens de transport étaient d'ailleurs pointés du doigt comme créateurs de précarité chez les étudiants.

En 2016, plus de 27.000 étudiants francophones avaient dû recourir au revenu d'intégration sociale accordé par le centre public d’aide sociale pour financer leurs études.

Par ailleurs, un jeune sur deux travaille pour payer son parcours universitaire, indiquait une étude de la Fef en 2017.

©Ronald van den Heerik