Remplacement des F-16 : les Etats-Unis mettent la pression sur la Belgique

L’ambassadeur américain en Belgique, Ronald Gidwitz, a prévenu que les États-Unis ne prolongeraient pas indéfiniment et sans modification leur offre pour le chasseur F-35 du groupe Lockheed Martin comme successeur des F-16 vieillissants. Coïncidence de l’agenda : cette offre expire le 14 octobre prochain, date des élections communales.

"Le plan actuel est d’attendre jusqu’au 14 octobre et de voir le gouvernement belge prendre la bonne décision", a affirmé M. Gidwitz lors d’un entretien accordé à la VRT radio.

"Si la décision du gouvernement belge est reportée au-delà du 14 octobre, je préconiserai sûrement une certaine forme de prolongation. Mais il est probable que ce ne serait pas aux mêmes termes que ceux qui existent", a ajouté l’ambassadeur.

Ronald Gidwitz s’exprimait dimanche en marge de la seconde journée des ‘Belgian Air Force Days’, le meeting biennal de la composante Air de l’armée organisé durant le week-end par la base aérienne de Kleine-Brogel, en province du Limbourg.

"Le prix pourrait être différent, les délais de livraison pourraient être différents, les termes en matière d’entraînement pourraient être différents", a poursuivi M. Gidwitz. "Tous les éléments devront être renégociées", a-t-il prévenu.

Un dossier entre les mains du Premier ministre

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA) signale depuis un certain temps déjà le fait que le dossier risque de juridiquement s’enliser si aucun choix n’est fait.

Le dossier, d’un montant total de près de 4 milliards d’euros, est actuellement entre les mains du Premier ministre Charles Michel. La procédure de sélection sa été clôturée, et il existerait un consensus politique. Le dossier serait toutefois lié à d’autres plus gros dossiers qui doivent encore être bouclée.

Dans une brève réaction, le ministre de la Défense a fait savoir qu’il avait pris note des déclarations de l’ambassadeur américain.