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#MeToo : Jan Fabre réagit aux accusations, le parquet d'Anvers ouvre une enquête

L’artiste anversois Jan Fabre a réagi aux accusations de comportements transgressifs émises par une vingtaine de ses collaborateurs. "Je n’ai jamais eu pour intention de heurter ou d’intimider psychologiquement ou sexuellement des personnes", a réagi l’artiste anversois. Suite à la diffusion de la lettre ouverte, le parquet de l’auditeur du travail d’Anvers a décidé d’ouvrir une enquête sur Jan Fabre et sur la troupe de théâtre Troubleyn. 

Dans une lettre ouverte publiée mercredi soir sur le site du magazine artistique rekto:verso, une vingtaine de collaborateurs et stagiaires de Jan Fabre se plaignent du comportement du célèbre artiste anversois. Des faits d'humiliation et d'intimidation sexuelle sont évoqués.

Je sais que je peux être direct en tant que metteur en scène. Je n’ai jamais eu pour intention de heurter ou d’intimider psychologiquement ou sexuellement des personnes

Jan Fabre

"Je sais que je peux être direct en tant que metteur en scène. Je n’ai jamais eu pour intention de heurter ou d’intimider psychologiquement ou sexuellement des personnes", s’est défendu l’enfant terrible de l’art contemporain belge. "J’appelle les dames qui prétendent que j’ai transgressé une limite à solliciter les procédures disponibles. J’y prêterai mon entière collaboration", a-t-il ajouté.

Jan Fabre indique par ailleurs déplorer le fait que "cette tempête médiatique entraîne toute une troupe et entrave un procès équitable". Même son de cloche du côté de la troupe Troubleyn, pour qui la lettre ouverte diffusée par les collaborateurs de Jan Fabre regorge d’insinuations en tous genres et de mensonges.

Ouverture d’une enquête

Suite aux accusations diffusées ce jeudi, le parquet de l’auditeur du travail d’Anvers a décidé d’ouvrir une enquête sur Jan Fabre et sur la troupe de théâtre Troubleyn.

L’enquête se concentre sur des faits probables de violence, harcèlement, et comportement sexuel indésirables sur le lieu de travail. "Nous avons pris connaissance de la lettre ouverte des collaborateurs et anciens collaborateurs de l’asbl Troubleyn, et avons décidé, après concertation avec le procureur du roi, d’ouvrir une enquête", a indiqué l’auditeur du travail, Pieter Wyckaert. D’après ce dernier, aucune plainte n’aurait pour l’instant été déposée, mais cela n’empêche pas l’ouverture d’une enquête.