fotografie peter Hilz (C)

L’air pollué engendre des milliers de décès prématurés en Flandre

L'Agence flamande de l'environnement (Vlaamse Milieumaatschappij) indique que chaque année des milliers de Flamands décèdent prématurément à cause de l'émission de particules fines et autres substances nocives. C’est ce que rapporte le quotidien De Morgen ce vendredi. Un point positif tout de même: la qualité de l'air s'améliore. La Flandre atteint également la plupart des objectifs européens.

Selon le rapport annuel sur la qualité de l'air de la Vlaamse Milieumaatschapppij (VMM), publié ce vendredi en ligne, la Flandre atteint les objectifs européens en matière de qualité de l'air, à l'exception des émissions de dioxyde d'azote (NO2), d'ozone et de la présence de métaux lourds. Pour ces trois substances, les chercheurs mesurent des valeurs encore trop élevées.

Si l'on prend en compte les normes plus strictes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les particules fines et le dioxyde de soufre posent également problème en Flandre. Et cette pollution a un impact sur la santé. "Elle touche nos voies respiratoires, elle provoque de l’asthme, mais aussi des allergies et accroit les risques de cancers", indique Katrien Smet (VMM).

L’Agence flamande de l’Environnement a calculé le nombre de décès prématurés chaque année en Flandre à cause des particules fines (4.100), de l'ozone (100) et du dioxyde d'azote (de 1.800 à 3.600 selon le seuil utilisé). Les décès causés par plusieurs polluants, par exemple les particules fines et le dioxyde d'azote, sont répertoriés dans chaque catégorie.

La ministre flamande de l'Environnement, Joke Schauvliege (CD&V), nuance ces données. "La qualité de l'air s'améliore, depuis ces quinze à vingt dernières années. Le chemin est toutefois encore long", admet-elle.