L’indemnité vélo a le vent en poupe, surtout en Flandre

Un nombre croissant de travailleurs se rendent régulièrement au travail en deux-roues et reçoivent donc une indemnité vélo. En 2017, leur pourcentage est passé au-dessus des 15%, indiquent les chiffres du ministère des Finances et du baromètre de mobilité 2017 du groupe de services en ressources humaines Acerta, publiés lundi. L’indemnité est avant tout populaire en Flandre, alors que les travailleurs à Bruxelles et en Wallonie ne représentent que 5% des indemnités allouées.

Wouter, Björn, Gawejn et Charlotte effectuent régulièrement à vélo le trajet entre Louvain (Brabant flamand) et leur bureau à Bruxelles. Plus de 400.000 travailleurs reçoivent actuellement l’indemnité vélo de 31 euros par mois. C’est un supplément intéressant qui a notamment incité ces quatre personnes à préférer le vélo à un autre moyen de transport pour se rendre au travail.

En 2017, près d'un travailleur sur quatre (24,21%) utilisait régulièrement son vélo pour se rendre au travail. Et plus de 15% d'entre eux percevaient une indemnité vélo mensuelle en plus de leur salaire. "De plus en plus de secteurs professionnels obligent les employeurs à verser une indemnité vélo à leurs travailleurs. Cependant, un grand nombre d'employeurs décident spontanément de l'attribuer dans le cadre de la mise au vert de leur politique de mobilité", indique Ellen Lammens, juriste du centre de connaissances.

Le montant de l’indemnité peut varier d’une entreprise à l’autre. Le gouvernement fédéral a uniquement stipulé que chaque entreprise a droit à une exonération fiscale de 23 cents d’euro par kilomètre effectué à vélo et remboursé au travailleur. C’est pourquoi nombre d’entreprises versent à leurs employés une indemnité de 23 cents par kilomètre. Mais elles sont libres de rembourser autant qu’elles le veulent. Certaines n’indemnisent donc pas du tout leur personnel, d’autres sont plus généreuses.

Il y a des entreprises qui remboursent leurs travailleurs dès le premier kilomètre parcouru, d’autres le font quand un nombre minimum de kilomètres ont été effectués. Ou elles demandent à leurs employés d’effectuer au moins 60% de leurs déplacements entre leur habitation et le lieu du travail à vélo. Les personnes qui ne prennent leur vélo que pendant les beaux mois d’été pour se rendre au travail n’entrent alors pas en ligne de compte pour l’indemnisation.

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Un vent favorable

La situation est cependant en train d’évoluer. Dirk Wijns du groupe de services Acerta estime que 40% de toutes les entreprises allouent une indemnité vélo à leurs employés. Ce sont avant les secteurs de l’alimentation et de la métallurgie, mais aussi le groupe des employés qui en bénéficient.

L'étude d'Acerta montre par ailleurs que la mobilité combinée a de plus en plus la cote puisqu'elle augmente de 9% chaque année. Beaucoup de travailleurs ne se limitent ainsi pas à un moyen de transport pour le déplacement entre leur domicile et leur lieu de travail. Ils alternent entre la voiture, le vélo ou les transports en commun pour aller travailler.

"La combinaison la plus fréquente est d'utiliser alternativement le vélo et la voiture. 8,74% des travailleurs se rendent de cette manière au travail. Seul 0,8 % des travailleurs utilisent en alternance le vélo et les transports en commun et 0,5% alternent leur voiture privée et les transports en commun", indique Acerta dans son communiqué.