Un policier agressé au couteau au parc Maximilien, le suspect touché par balles

Un agent de la police locale de Bruxelles a été attaqué au couteau lundi matin au parc Maximilien. Il a été légèrement blessé. La police a alors ouvert le feu sur le suspect, qui a été touché à la poitrine et à la jambe. D’après le parquet de Bruxelles, il ne s’agit pas d’un acte à motivation terroriste. Aux yeux du porte-parole de la plate-forme de soutien aux réfugiés, la politique "ultra-répressive" menée par les autorités entraîne une hausse de la tension.

Des policiers patrouillaient dans les alentours du parc Maximilien quand ils ont aperçu un homme en train de dormir à hauteur du numéro 150 de la chaussée d'Anvers, au niveau de la tour WTC. Ils l'ont réveillé et l'intéressé a directement montré un couteau. Les policiers lui ont demandé à plusieurs reprises de laisser tomber son arme, mais il n'a pas obtempéré. Les policiers ont alors fait usage de gaz lacrymogène. L'homme a ensuite attaqué un policier avec son couteau et l'a légèrement blessé à la tête. Un autre policier a alors ouvert le feu. Il a tiré trois coups de feu. Il a touché l'agresseur à deux reprises au thorax et à la jambe. L'auteur a été transporté dans un état critique à l'hôpital. Il n'a pas encore été identifié de manière formelle.

Selon le parquet de Bruxelles, il n’y a aucune raison de penser que l'agression ait une quelconque motivation terroriste. Deux enquêtes ont été ouvertes, une pour évaluer si le policier a fait usage de son arme à feu de manière légale et une sur l'agression au couteau en elle-même.

"Tension accrue suite à une politique ultra-répressive"

D’après Mehdi Kassou, porte-parole de la plate-forme de soutien aux réfugiés, la politique "ultra-répressive" menée par les autorités en matière d'asile et de migration entraîne une hausse de la tension et des actes de violence au parc Maximilien.

Selon les premières informations obtenues dans le parc par M. Kassou, l'homme qui a agressé un policier lundi matin à proximité de l'Office des Etrangers n'est pas un habitué des lieux. "Il n'est ni Ethiopien, ni Soudanais, ni Erythréen, mais plutôt d'origine afghane ou égyptienne", précise le porte-parole.

Ce dernier constate que la tension dans le parc et aux alentours est montée de plusieurs crans récemment. "Depuis une dizaine de jours, on voit arriver des personnes arrêtées sur les parkings le long des autoroutes et qui sont ramenées ici alors qu'elles ne connaissent absolument pas Bruxelles."

Pour Mehdi Kassou, qui évalue à "au moins 80" le nombre de ces nouveaux venus, cette manière d'agir est "irresponsable". Il y voit potentiellement une volonté politique de la part des autorités de créer davantage de tensions au parc Maximilien.