Plus de 200 sans-papiers libérés la semaine dernière

Deux cent deux personnes en séjour illégal en Belgique ont été libérées de centres fermés la semaine dernière, dont 32 étaient connus pour divers troubles à l'ordre public. C’est ce qu’a indiqué lundi soir le Secrétaire d'Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (photo), sur le plateau de la VRT (Terzake). "Nous devions libérer des places", indiquait Francken.

Cette décision a été prise afin de pouvoir enfermer plusieurs dizaines de migrants en transit interceptés la semaine dernière, après une série de violences survenues sur des parkings autoroutiers de Flandre. L'un des critères retenu pour sa libération était que le sans-papier avait peu de chances d'être expulsé dans les délais impartis, parce qu'il avait par exemple dépassé la période maximale de huit mois pendant laquelle il pouvait être placé dans un centre fermé, ou encore parce que le pays d'origine n'avait pas été identifié.

Parmi ces personnes, on dénombre toutefois certains auteurs d'actes délictueux qui ont été transférés de la prison vers des centres fermés. Il y en avait 32, précisait Theo Francken dans l’émission télévisée de la VRT. "Je n'ai libéré aucun criminel. Ces personnes avaient été libérées par la justice", s'est défendu Francken lundi soir après la polémique provoquée par cette décision.

Le Secrétaire d'Etat a ajouté qu'il présenterait vendredi devant le conseil des ministres une série de mesures afin d'ouvrir sous peu, en tout cas avant l'été prochain, un nouveau centre fermé destiné à accueillir des étrangers en situation irrégulière en Belgique. "A long terme, il y aura des centres à Anvers et Charleroi", a-t-il assuré.

Theo Francken est également revenu sur les critiques formulés par le parti démocrate-chrétien CD&V et le parti libéral Open VLD à propos de la libération de criminels. "J'essuie depuis quatre ans de dures critiques de la part de mes partenaires de coalition. Je dois dire que je m'y suis habitué."

Le Secrétaire d'Etat a également affirmé que, s'il était bourgmestre de Bruxelles, "il n'y aurait pas de parc Maximilien" où se rassemblent actuellement des migrants de passage, qui espèrent rallier la Grande-Bretagne. Sa crédibilité est-elle affectée par la question des migrants en transit? "Ce sera aux électeurs d'en juger en mai de l'année prochaine", a répondu Theo Francken à la VRT.

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