Une plainte par semaine pour comportement transgressif dans les clubs sportifs flamands

Pas moins de 45 plaintes ont été déposées depuis le début de l’année pour comportement transgressif dans les clubs sportifs flamands. L’an dernier, seules 4 plaintes avaient été enregistrées durant la même période. D’après le ministre flamand des Sports, Philippe Muyters (N-VA), cette hausse est la conséquence des nouvelles mesures prises à la suite de nombreux témoignages qui avaient émergé l’année dernière. 

"Les fédérations flamandes ont fait d'énormes progrès l'an dernier pour mieux lutter contre le harcèlement sexuel. Le milieu sportif veut s'attaquer sérieusement au problème, mais il reste du travail", a commenté Philippe Muyters.

Parmi les mesures prises, on retrouve notamment l’instauration obligatoire d’un point de contact dans chacune des 74 fédérations sportives. Les membres peuvent ainsi s’y adresser en cas de question, remarque, plainte ou suggestion relative au harcèlement sexuel.

Chaque fédération doit également se doter d'un règlement disciplinaire et d'un organe chargé d'y veiller. Selon le quotidien Het Nieuwsblad, 42% sont en ordre, mais nombreuses sont celles qui se disent plutôt favorables à la mise en place d'une structure commune compétente en matière de sanctions et exclusions.

Baisse du seuil de tolérance

D’après Evy Van Coppenolle, coordinatrice du Centre de l’Ethique dans le Sport (ICES), les nouvelles plaintes ne constituent que la pointe de l’iceberg. "Les récents chiffres dévoilent que le seuil limite avant d’aller porter plainte a beaucoup baissé. Cela est lié à différents facteurs, à la présence d’un point de contact, mais aussi à l’importance que le sujet a pris dans les médias", explique-t-elle au micro de Radio 1 (VRT).  

"Les plaintes ne concernent pas uniquement des cas de harcèlement sexuel, mais aussi d’autres situations d’abus", ajoute-t-elle.