Dernière déclaration de septembre de Geert Bourgeois: "La Flandre se porte mieux qu’il y a 4 ans"

Un déferlement de louanges : c’est ainsi que l’on peut résumer cette cinquième et dernière déclaration du gouvernement. "La Flandre se porte mieux qu’il y a quatre ans", a répété le ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), exemples à l’appui. Il a en outre évoqué un avenir radieux, grâce à de nouveaux investissements, et un budget en équilibre. 

C’était une dernière pour cette législature. S’adressant au Parlement flamand, Geert Brougeois en a donc profité pour dresser un bilan, à quelques mois des élections régionales de mai 2019. Un bilan qui, selon lui, est plus que positif, chiffres à l’appui : "145.000 emplois supplémentaires, 17% de chômeurs en moins, 18% de nouvelles entreprises, baisse de 7% du nombre de faillites, amélioration de la sécurité routière, risque de pauvreté parmi les moins élevé d’Europe… Un mérite collectif, grâce à l’implication de très nombreux Flamands", a-t-il souligné. 

Efforts et équilibre

Le ministre-président flamand n’a pas caché sa fierté d’avoir pu boucler un budget en équilibre. "Certes, nous avons dû épargner. Nous avons essuyé de nombreuses critiques, mais aujourd’hui, on peut dire que ces choix étaient justes et pleins d’avenir", a indiqué Geert Bourgeois, soulignant qu’il restait à présent des moyens suffisants pour investir.

Geert Bourgeois a pris le temps d’énumérer une série de mesures prises durant la législature. Il a notamment évoqué des dossiers tels que la réforme des impôts communaux, l’allocation familiale, l’enseignement secondaire, ou encore la société des transports en commun De Lijn. "Et depuis que la Flandre est compétente pour le bien-être animal, ces sujets sont enfin pris au sérieux", a-t-il souligné. 

Projets d'avenir

Dans son discours, Geert Bourgeois a également rappelé les différents projets à venir : celui du Oosterweel (bouclage du ring d’Anvers), du plan flamand pour le climat et l’énergie, ou encore la lutte contre les détritus et le plastique.

"La Flandre se porte donc bien, mais peut encore mieux faire", a-t-il averti, ambitionnant de faire partie des leaders européens. 

Nouveaux investissements

Selon le ministre-président flamand, le budget 2019 prévoit des investissements "en vue de construire une Flandre prospère, innovatrice, et sociale". Au total, 665 millions d’euros seront ainsi dégagés.

Des investissements supplémentaires – 280 millions d’euros au total - sont ainsi prévus pour la recherche et le développement. S’ajoutent à cela 200 millions d’euros pour les secteurs d’accompagnement, de soins et d’aide à la santé. Plus de 100 millions d’euros seront destinés à l’environnement, et donc à la mobilité durable, ou encore aux transports en commun. 

Emploi et enseignement

Les entreprises qui engagent des personnes peu formées, des candidats de plus de 55 ans ou des citoyens remis d’une maladie grave seront financièrement récompensées.

Au niveau de l’enseignement, le ministre-président a débloqué 40 millions d’euros pour les écoles primaires. La culture aussi obtient une part du gâteau, avec un montant de 9,6 millions d’euros en faveur des musées, des archives, et des bibliothèques patrimoniales, notamment. 

Elections en vue

Geert Bourgeois a enfin évoqué une année politique qui s’annonce particulière, avec l’arrivée des élections en octobre et en mai. "Beaucoup parmi vous sont candidat, et je vous souhaite plein de succès", a-t-il déclaré aux députés flamands. "Les élections peuvent projeter de grandes ombres. Il serait déplorable qu’elles assombrissent les travaux du Parlement", a-t-il toutefois prévenu. 

L'opposition peu impressionnée

Si le chef du gouvernement a été applaudi à maintes reprises, l'opposition ne s'en est pas moins montrée critique et peu impressionnée par le bilan présenté. D’après le chef de groupe SP.A, Joris Vandenbroucke, derrière les chiffres du budget public se cachent des factures à la hausse pour les dépenses des ménages, ainsi que des listes d'attente qui s'allongent dans les soins de santé.

Pour les écologistes de Groen, l'attitude de Geert Bourgeois relève d'un "triomphalisme déplacé". "Il y a un gouffre entre le monde de rêve présenté par M. Bourgeois et celui des Flamands moyens", a dénoncé le député Björn Rzoska.