61 migrants en transit interpellés en Flandre occidentale

Lors d’une deuxième action policière coordonnée menée dans la nuit de lundi à mardi sur les routes menant au port de Zeebrugge, 61 migrants en transit ont été interpellés. "On peut supposer que des passeurs ont également été arrêtés", a déclaré le gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé à Radio 2 West-Vlaanderen (VRT).

Une deuxième action d’envergure a été menée dans la nuit de lundi à mardi afin de lutter contre les trafiquants d’êtres humains et endiguer le flot de migrants qui tentent de rejoindre la Grande-Bretagne via la Côte belge. 170 agents de la police fédérale et locale ont été déployés dans le cadre de cette opération. Des camions ont été contrôlés dans certaines stations-service et des voitures ont été fouillées à la frontière franco-belge.

61 personnes ont été interpellées, mais selon Carl decaluwé, le gouverneur de Flandre occidentale,  on aurait pu en arrêter encore d’autres.

"On aurait pu en arrêter des douzaines d’autres, mais par manque de personnel, un certain nombre de migrants ont réussi à fuir. Cela prouve donc que la pression est forte est forte sur le Flandre occidentale".

Il est aussi frappant de constater que cette fois, le groupe interpellé compte des personnes de 15 nationalités différentes. “Ce sont des Érythréens, des Soudanais, des Algériens, des Marocains et des Kurdes. Il n’y a pas de groupe plus important qu’un autre ", a ajouté Carl Decaluwé.

Comme la capacité du centre fermé de Steenokkerzeel n’était pas suffisante certaines personnes interpellées ont été maintenues sur place. C'est la raison pour laquelle le gouverneur demande que les places supplémentaires promises soient mises à disposition le plus rapidement possible.

"Si l'on découvre et interpelle de très grands groupes de migrants, il y a souvent des problèmes de capacité, y compris en ce qui concerne les agents. Si l'on fait appel à des agents pour mettre de l'ordre dans la gestion de grands groupes, il restera peu d’agents pour interpeller d'autres migrants".

Pour le gouverneur Decaluwé, "Le fait que tous les aires d’autoroute soient fermées la nuit ne fait que déplacer le problème".

"On ne peut pas faire disparaître les migrants par magie, ils continueront à arriver. C’est une évidence. Et tant qu’on ne s’attaquera pas au problème à la source, nous devrons intervenir ici. Mais nous devons mener de telles actions dans tout le pays. Nous tentons déjà le plus efficacement possible d’éviter la création de camps de tentes en Flandre occidentale".