Jan Peumans : "Les Affaires étrangères n’ont rien à me dire"

Une lettre adressée par le Président du Parlement flamand Jan Peumans (N-VA)  à l'ancienne présidente du Parlement catalan actuellement en détention, Carme Forcadell a provoqué la colère de l'Espagne. Les autorités espagnoles ont dès lors demandé aux Affaires étrangères de contacter Jan Peumans et de lui signifier que le contenu de sa lettre était inacceptable.  "Les Affaires étrangères n'ont rien à me dire" a déclaré, ce mercredi,  Jan Peumans, dans l'émission De Ochtend sur Radio 1. Ce dernier a par ailleurs assuré ne retirer aucun mot de la lettre adressée à Carme Forcadell.

L'ambassadeur belge à Madrid, Marc Calcoen, a été rappelé à l'ordre parce que Jan Peumans, le président du Parlement flamand, aurait insulté l'Espagne dans une lettre adressée à Carme Forcadell, l'ancienne présidente du Parlement catalan actuellement en détention.

Jan Peumans avait remis la missive à Mme Forcadell alors qu'il allait lui rendre visite en prison en compagnie du député européen Mark Demesmaeker (N-VA). (voir ci-dessous).

Son contenu a été diffusé le 7 septembre sur le compte Twitter de M. Demesmaeker. Un haut fonctionnaire espagnol a expliqué à M. Calcoen que le ministre des Affaires étrangères Josep Borrel avait été "consterné" par les propos du président de l'hémicycle flamand. Cette lettre officielle, rédigée par le président d'un parlement régional "qui a une place proéminente dans l'ordre protocolaire belge", est considérée comme une insulte par l'Espagne, a expliqué l'ambassadeur aux responsables du SPF.

Les autorités espagnoles ont demandé aux Affaires étrangères de contacter M. Peumans et de lui signifier que le contenu de sa lettre était inacceptable. Le 18 septembre, Madrid avait déjà indiqué à Jan Peumans ne pas être ravi de ses propos, considérés comme "un geste franchement hostile".

Marc Calcoen a prévenu Bruxelles que cet incident constituait une étape supplémentaire dans "une longue liste d'irritations" dans les relations bilatérales entre les deux pays. Le ton ouvertement "non flatteur" employé par le gouvernement Sanchez à l'encontre de la Belgique, devrait également "susciter quelques craintes", a-t-il précisé. Il s'est par ailleurs étonné que la lettre elle-même n'ait pas encore fait les choux gras de la presse espagnole.

Depuis, aucun contact officiel n'a été pris avec Jan Peumans. 

Interrogé ce mercredi matin dans l'émission "De ochtend" (VRT), sur le fait de savoir si, comme l'estime les Affaires étrangères, il ne compliquait les relations entre la Belgique et L' Espagne, le président du Parlement flamand a répondu : "Les Affaires étrangères n'ont rien à me dire". Jan Peumans a par ailleurs assuré ne retirer aucun mot de la lettre adressée à Carme Forcadell, l'ancienne présidente du Parlement catalan.

"Je pense que personne, aux Affaires étrangères, ne me tapera sur les doigts, ce qui causerait une tension diplomatique en Belgique", estimé le président du Parlement flamand.