foto Peter Hilz (C)

Basses émissions à Bruxelles : des amendes dès le 1er octobre

Après une période transitoire de 9 mois et l'envoi de courriers d'avertissement, les amendes d'un montant de 350 euros seront imposées, à partir de lundi 1er octobre, aux conducteurs dont le véhicule n'est plus aux normes dans le cadre de la zone de basses émissions (LEZ) en vigueur à Bruxelles depuis le début de l'année. La ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (CDH), a rappelé que l'interdiction concerne depuis le 1er janvier dernier les véhicules diesel les plus polluants de normes Euro 0 et Euro 1. A partir de 2019, elle concernera aussi les diesel Euro 2 et les essence Euro 0 et 1.

D'ici 2025, l'interdiction sera étendue par étapes à d'autres catégories de véhicules, dans un souci d'amélioration de la qualité de l'air et de la santé des citoyens. D’après la Secrétaire d'Etat à la Transition numérique, Bianca Debaets (CD&V), le contrôle est assuré via un réseau de 184 caméras déployé par le Centre de l'Informatique de la Région Bruxelloise.

D'ici la fin de cette année, une quarantaine de caméras supplémentaires compléteront le dispositif. Bruxelles Mobilité a installé plus de 300 panneaux signalétiques aux entrées et sorties de la zone de basses émissions. Pour permettre à la population de se mettre en conformité, une période transitoire de 9 mois a été prévue.

En juin dernier, quelque 3.000 courriers ont été envoyés à tous les propriétaires bruxellois d'un véhicule interdit à la circulation depuis le 1er janvier 2018 sur base des données DIV. Une vague similaire est prévue en novembre pour les véhicules qui seront interdits d'accès à partir du 1er janvier prochain, sur base des images des véhicules en circulation en RBC.

Le but de cette communication est également d'informer que des primes existent pour ceux qui souhaitent changer leur mode de déplacement (www.prime-bruxellair.be), que des amendes sont prévues dès octobre, que des dérogations sont prévues pour certains véhicules spécifiques, que des pass d'une journée peuvent être achetés depuis septembre au prix de 35 euros par jour, avec un maximum de 8 jours d'accès par an, par véhicule.

D’après le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet, dès le mois d'août quelque 1.350 courriers d'avertissement ont été envoyés à tous les Belges qui ont continué à circuler à Bruxelles avec un véhicule interdit.