Dries Van Langenhove pourra accéder à la blibliothèque de l'UGent pour terminer son mémoire

Le fondateur du groupuscule d'extrême-droite Schild en Vrienden, Dries Van Langenhove, a obtenu gain de cause mardi en référé contre l'Université de Gand (UGent) et peut à nouveau accéder à la bibliothèque de la faculté de droit. Le juge a, en effet, estimé que les mesures prises à son encontre par l'université étaient "illégales et disproportionnées".

Dries Van Langenhove avait été suspendu le 6 septembre dernier par l'université de Gand après que son mouvement ait fait la une de l'actualité. L'étudiant avait alors introduit une procédure en référé contre cette décision.

L'université de Gand avait toutefois indiqué le 24 septembre que l'intéressé pouvait achever son mémoire de fin d'études pour autant qu'il ne pénètre pas dans l'enceinte des bâtiments universitaires.

L'affaire a pourtant été examinée en référé la semaine dernière devant le tribunal de première instance de Gand et le juge a estimé que les mesures prises par l'Alma Mater gantoise étaient "illégales et disproportionnées" dans la mesure où le jeune homme était interdit d'accès aux bâtiments de l'université, que son badge était bloqué et que ces mesures étaient valables indéfiniment.

L'étudiant peut donc désormais accéder à la bibliothèque de la faculté de droit 8 heures par semaine afin d'achever son mémoire de fin d'études. L'intéressé voulait également être réintégré au sein du conseil d'administration de l'université mais le juge ne l'a pas suivi sur ce point.

L'université de Gand va analyser le jugement

Le recteur de l'université de Gand, Rik Van de Walle, a indiqué mardi après-midi que l'université respectera et appliquera la décision rendue par le juge des référés concernant Dries Van Langenhove.
Les autorités universitaires avaient décidé la semaine dernière de permettre à l'intéressé d'achever son mémoire de fin d'études mais pas d'accéder aux bâtiments universitaires. Le juge des référés a rétabli mardi un accès partiel à la bibliothèque facultaire, permettant ainsi à l'étudiant de travailler à son mémoire.
"Cela s'inscrit dans le prolongement de ce que nous avions décidé la semaine dernière", indique le recteur de l'UGent. "Nous allons analyser le jugement afin de l'exécuter correctement", a-t-il ajouté