Un ancien chef de service de l’UZ Gent écope d’une amende pour comportement sexuel inapproprié

Un ancien chef de service de l'hôpital de l'UZ Gent a écopé mercredi d'une amende de 12.000 euros, dont la moitié avec sursis, pour un comportement sexuel inapproprié sur son lieu de travail à l'encontre de trois femmes, ainsi en a décidé mercredi le tribunal correctionnel de Gand.

L'homme a déclaré devant le tribunal correctionnel de Gand être la victime d'un "complot" pour le mettre à la porte. Les victimes ont, elles, affirmé qu'il s'agissait d'attouchements non consentis et que l'intéressé, également professeur invité à l'Université de Gand (UGent), "avait abusé de sa position dominante".
Quatre femmes au total se sont plaintes du comportement de l'homme entre 2010 et 2014. Mais ce dernier a toutefois été acquitté pour son attitude concernant l'une d'elles, avec qui il a eu une relation.

L'ancien chef de service est poursuivi sur base du code pénal social car le bien-être des femmes sur leur lieu de travail a été affecté. Il n'est cependant pas question d'attentat à la pudeur.

"Il y a eu un abus de position dominante de la part du prévenu", a estimé l'auditeur du travail. "En tant que chef de service ou professeur, il était promoteur ou donnait cours à des femmes. Il a attiré les victimes avec des astuces de coaching ou des conseils mais il avait les mains baladeuses. Les déclarations des victimes sont crédibles. Elles craignaient des représailles ou de perdre leur travail." Le ministère public a dès lors requis une amende de 12.000 euros.

Le tribunal a suivi cette demande mais y a ajouté du sursis pour la moitié de la somme. Il a reconnu l'homme coupable des faits qui lui sont reprochés à l'encontre des trois autres femmes.