Le scandale des logements sociaux insalubres tombe mal pour la majorité à Gand

Le parquet de Flandre orientale a ouvert une enquête à la suite d'un reportage de la VRT sur des logements sociaux insalubres dans le "Bernadettewijk" à Gand. Il est question de possibles infractions au code du logement pour certaines de ces habitations, qui auraient été louées ou mises à disposition alors qu'elles étaient insalubres ou inhabitables.

Le reportage, diffusé lundi, lors de l’émission "Iedereen Kiest", montrait des images de plusieurs logements sociaux déclarés insalubres. Ceux-ci ont pourtant été loués, ce qui est interdit.

Vu qu'il n'y a plus de conseil communal avant les élections du 14 octobre, Anneleen Van Bossuyt, tête de liste N-VA pour ce scrutin, a décidé de porter plainte afin qu'une enquête soit menée sur le mauvais état de ces habitations, gérées par la société de logement WoninGent.

Pour le section N-VA de Gand, la société de logement sociaux WoninGent aurait dû être autorisée à démolir le quartier Bernadettewijk, au moins en partie, bien qu’il figure sur la liste du patrimoine. Cette citée est composée de petites maisons datant des années ’20.

La N-VA de Gand publiera des documents prouvant, selon elle, qu’un avis favorable à la démolition avait été accordé dès 2012. Mais selon WoninGent ces documents ne constituent pas une garantie suffisante pour autoriser une démolition de ce quartier.

La société de logement estime qu’elle doit respecter les règlementations prévues pour le site qui fait partie d’une liste du patrimoine. Cela complique évidemment la réalisation d’une étude sur la faisabilité financière de travaux éventuels. Depuis 2017 la piste d’une démolition du site fait l’objet d’une enquête. Jeudi, le conseil d'administration de WoninGent examinera la question, en présence d'un superviseur du cabinet de la ministre flamande du Logement Liesbeth Homans (N-VA). "Nous voulons des logements de qualité, a déclaré le président de WoninGent, Guy Reynebeau, et nous ne mettons pas notre veto à une démolition".

Mercredi soir, lors de l’émission "Iedereen kiest" (VRT) le bourgmestre de Gand Daniël Termont (SP.A) a été attaqué par Siegfried Bracke (N-VA) qui a estimé que le bourgmestre sortant ne pouvait pas ignorer l’état de délabrement de certains logements sociaux de sa ville. Daniël Termont avait déclaré avoir pris ses responsabilités mais que la société de logement sociaux avait tardé à réagir. "La société aurait dû offrir à ces gens un nouveau logement ou rendre ces maisons immédiatement habitables", a déclaré Termont. "Dans le conseil d’administration de WoninGent il y a trois libéraux, trois écologistes et neuf socialistes. Or le bourgmestre connaît tout le monde là-bas" a rétorqué Siegfried Bracke qui a dénoncé "un modèle socialiste".
 

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