Le nombre de candidats au scrutin issus de l’immigration a nettement augmenté

Par rapport aux élections communales de 2012 et de 2006, le nombre de candidats issus de l'immigration a fortement augmenté cette année. C’est ce que révèle une étude de l'Université de Gand, que la VRT a pu consulter. Ces candidats restent toutefois sous-représentés dans le monde politique et s'ils figurent sur des listes, c'est rarement en ordre utile, souligne de son côté le Forum flamand des minorités (Minderhedenforum).

Dans les villes flamandes, les personnes issues de l’immigration représentent 14,3% des candidats aux élections communales, contre 9,5% en 2012 et 6,7% en 2006. C'est Anvers (+8,6%) et Gand (+7,2%) qui enregistrent les hausses les plus sensibles. Ces augmentations sont en partie liées à l'émergence de nouveaux partis liés à l'immigration (Be.one, Vlaams Multicultureel Collectief, De Spiegel ou encore D-SA), pointe Bram Wauters de l'Université de Gand.

A Genk (+3,9%), l’augmentation est moins importante, mais la ville limbourgeoise possède le plus grand pourcentage de candidats sur les listes électorales qui sont issus de l’immigration. En 2006 cette ville avait déjà 27,7% de candidats d’origine immigrée sur les listes électorales. Bruges fait figure d’exception, puisque le nombre de candidats issus de l’immigration y a légèrement reculé (-0,9%).

"Les candidats issus de l'immigration se trouvent bien sur des listes mais moins souvent en ordre utile, ce qui nuit à une représentation équitable dans la gestion des villes et des communes", souligne pour sa part Landry Mawungu, le directeur du Forum des minorités, en pointant également l'instrumentalisation des candidats "attrape-voix".

"Ceux qui obtiennent de nombreuses voix doivent siéger de manière effective", a-t-il estimé. "Nous encourageons tous les politiciens, quelle que soit leur origine, à bâtir des liens avec des personnes issues de l'immigration afin de mettre à l'agenda l'égalité des chances et la diversité", a conclu Landry Mawungu.