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Les travailleurs de Volvo Gand investissent dans 15.000 panneaux solaires

Le ministre flamand de l'Energie, Bart Tommelein (photo), a installé jeudi le premier des 15.000 panneaux solaires qui trôneront sur le toit de l'usine automobile Volvo à Gand (Flandre orientale). Les 6.000 travailleurs de l'usine ont reçu la possibilité d'investir dans ces panneaux, via un système de "prêt participatif" (crowdlending) qui leur permettra de récupérer après 6 ans le montant investi, majoré d’intérêts.

Volvo Car pourra couvrir 5,4% de sa consommation électrique grâce à ces panneaux photovoltaïques. Ce qui représente une économie de 200.000 euros par an. "C’est un pas de plus pour atteindre notre ambition de devenir une usine neutre en CO2 d'ici 2025", a souligné Eric Van Landeghem, senior advisor chez Volvo Car.

La compagnie Eneco s'est occupée de l'installation des panneaux. Il s'agit du plus important projet pour le producteur d'énergie verte.

Pour financer l’installation, l’usine automobile a fait appel à ses travailleurs. Ils peuvent participer au déploiement des panneaux via un « crowdlending » (prêt participatif) de 6 ans qui leur garantit un rendement brut de 4%.

A l'issue de cette période, les travailleurs récupèreront leur investissement initial. La participation est de 250 à 1.000 euros. Volvo et Eneco espèrent rassembler ainsi un million d’euros, soit un cinquième du montant total du projet.

Bart Tommelein est ravi. "On parle sans cesse du coût de l’énergie renouvelable, mais ceci démontre que cette énergie peut aussi rapporter de l’argent. Le projet donne la possibilité à des gens qui n’ont pas les moyens d’installer des panneaux solaires sur leur propre toit d’obtenir tout de même un rendement grâce à l’énergie renouvelable. Voilà un récit du futur".

Le ministre flamand de l’Energie estime qu’un nombre croissant d’entreprises, de communes et de particuliers vont produire eux-mêmes leur énergie, la stocker et la gérer. "A l’avenir, l’énergie ne sera plus dépendante de producteurs géants. Des situations de pénurie d’énergie", comme nous risquons d’en connaître en novembre en raison de l’arrêt de 6 réacteurs nucléaires sur 7, "ne seront plus possibles à l’avenir "